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      Press release

      Le retour du capital-investissement s’accélère, dans une nouvelle ère où la création de valeur doit devenir une priorité — Rapport annuel de Bain & Company sur le marché mondial du capital-investissement

      Le retour du capital-investissement s’accélère, dans une nouvelle ère où la création de valeur doit devenir une priorité — Rapport annuel de Bain & Company sur le marché mondial du capital-investissement

      • 23 février 2026
      • min

      Press release

      Le retour du capital-investissement s’accélère, dans une nouvelle ère où la création de valeur doit devenir une priorité — Rapport annuel de Bain & Company sur le marché mondial du capital-investissement
      • Le rebond des transactions porte les rachats et les sorties à leur deuxième plus haut niveau historique, ouvrant la voie à une reprise durable
      • Le secteur atteint un point d’inflexion critique : concurrence accrue et exigences renforcées des investisseurs
      • « 12 est le nouveau 5 » : Bain énonce une nouvelle règle de référence qui redéfinit l’équation de la performance en Private Equity

      PARIS – 23 février 2026. Le capital-investissement mondial connaît un rebond marqué, porté par une reprise significative des transactions en 2025. La valeur totale des opérations de rachat (buyouts) la valeur des sorties ont atteint leur deuxième plus haut niveau jamais enregistré. Après les trois années de marasme relatif qui avaient précédé, ces avancées marquent un tournant pour le capital-investissement et préparent la voie à un renouveau soutenu, en 2026 et pour les années suivantes, conclut le 17e Rapport annuel de Bain & Company sur le marché mondial du capital-investissement, publié aujourd’hui.

      Derrière ce message optimiste d’amélioration des perspectives, l’analyse de Bain avertit toutefois qu’en avançant en maturité, le secteur du PE pourrait avoir atteint un point d’inflexion critique. Selon le rapport, les sociétés de capital-investissement font non seulement face à une concurrence fortement accrue pour attirer les capitaux, mais aussi à la hausse des attentes des investisseurs en matière de performances — sans compter la persistance d’un certain nombre de difficultés pour le secteur.

      Même avec l’envol des valeurs de sortie observé l’an dernier, les flux de liquidités revenant aux « Limited Partners » (LP) restent décevants et tempèrent le retour en grâce du capital-investissement. En effet, les distributions aux LP en pourcentage de la valeur liquidative (NAV), un indicateur essentiel de ce retour sur investissement, restent obstinément inférieures à 15 % depuis quatre années consécutives, soit un record pour le secteur. Ce blocage de la liquidité se combine à un stock de 32 000 sociétés invendues, pour une valeur colossale de 3 800 milliards de dollars, remarque Bain. Pour les fonds de buyout, les périodes de détention au moment de la sortie tournent autour de sept ans, une hausse par rapport à la moyenne de cinq à six ans observée entre 2010 et 2021. L’analyse conclut par le constat que la stagnation des distributions aux LP est la première raison pour laquelle les sociétés de PE peinent depuis un certain temps à lever des fonds.

      Malgré les défis que posent ces problèmes structurels, et malgré le poids de l’incertitude économique ambiante, le rapport publié aujourd’hui montre la reprise du secteur du capital-investissement l’an dernier, une accélération marquée par les niveaux record atteints par certains rachats.

      La volonté des « General Partners » (GP) de conclure des transactions et de mobiliser leur stock de 1 300 milliards de dollars de « dry powder » (capitaux disponibles non investis) à l’échelle mondiale, combinée à la baisse des taux d’intérêt, a provoqué un net rebond des transactions et de la valeur des sorties, ainsi qu’un regain de confiance sur les marchés du crédit. La valeur globale des rachats en 2025 (hors acquisitions complémentaires) a bondi de 44 % en glissement annuel, pour atteindre 904 milliards de dollars. Le rachat pour 56,6 milliards de dollars d’Electronic Arts (EA), qui passe de société cotée à société privée (opération « public-to-private »), a établi un nouveau record en la matière.

      En parallèle, les sorties ont elles aussi rebondi – la valeur des sorties par buyout s’est envolée de 47 % en glissement annuel et a atteint 717 milliards de dollars, portée par une série de cessions record, comme la vente par Macquarie d’Aligned Data Centers à Blackrock et à un consortium de géants des technologies avides de capacité de traitement de données d’IA, pour un montant de 40 milliards de dollars.

      Cela dit, bien que les valeurs de rachat et de sortie aient atteint un niveau historique, juste derrière l’année extraordinaire 2021, et bien que 2025 ait été le théâtre d’opérations parmi les plus importantes jamais observées, le rapport de Bain avertit que la reprise de 2025 a été particulièrement resserrée. En effet, à eux seuls, les « mégadeals » de plus de 10 milliards de dollars ont représenté 274 milliards de dollars, soit 30 % du total. 11 d’entre eux ont été conclus aux États-Unis.

      « La bonne nouvelle, c’est que 2026 s’annonce comme une année prometteuse. Les taux d’intérêt reculent petit à petit, et le vivier de transactions ne désemplit pas. Au vu des cours élevés des actions et de la robustesse de l’économie – et pourvu que le système ne subisse pas un nouveau choc –, le contexte est aujourd’hui plus favorable pour les transactions et les sorties qu’il ne l’a été depuis longtemps », a déclaré Hugh MacArthur, président Private Equity chez Bain & Company. « Cette reprise globale dissimule une réalité plus nuancée — et beaucoup de travail restant. La valeur des transactions est restée concentrée sur les mégadeals, favorisant une poignée d’acteurs de grande envergure. Nombre de GP restent confrontés à des périodes de détention longues, à des distributions limitées, et à des conditions de levées de fonds parmi les plus difficiles jamais vues dans le secteur. Maintenant que les vents favorables qui avaient propulsé le capital-investissement dans les années 2010 ont disparu, les dynamiques actuelles poussent les acteurs à améliorer nettement leur stratégie de création de valeur ».

      Les nouvelles dynamiques qui rendent la mise en œuvre du modèle économique du capital-investissement infiniment plus complexe qu’elle ne l’était pendant la « décennie d’or » des années 2010 sont étudiées en détail dans le rapport de Bain. Alors qu’à l’époque, les acteurs du capital-investissement ont bénéficié d’atouts puissants – taux d’intérêt exceptionnellement bas, multiples de valorisation en progression constante et facilité d’accès aux investisseurs et aux capitaux –, Bain explique qu’aujourd’hui, le contexte de référence se caractérise par des taux plus élevés, des valorisations obstinément hautes, un ralentissement des sorties et des investisseurs bien plus sélectifs. Dans le même temps, les coûts des sociétés de capital-investissement augmentent alors que les grands noms du secteur construisent leur avantage concurrentiel en développant leur échelle et leur expertise, en faisant appel aux technologies et à l’IA et en professionnalisant les levées de fonds.

      Pour Rebecca Burack, à la tête de la practice Private Equity de Bain & Company, « Dans ce contexte, le calcul entourant les transactions se complique. Le secteur se trouve à un point d’inflexion, car il a atteint, comme tous les secteurs, un niveau de maturité où la concurrence s’intensifie et où les clients, c’est-à-dire les investisseurs, exigent un niveau d’excellence bien plus élevé. Plus que jamais, ils privilégient les fonds affichant une stratégie claire, reproductible et facile à expliquer pour atteindre des résultats de premier ordre. Dans cette nouvelle ère, les sociétés distingueront leur performance essentiellement par leur capacité à générer rapidement une solide croissance de l’EBITDA. 

      Un nouveau calcul pour une nouvelle ère : Bain définit un principe général en matière de capital-investissement, « 12 est le nouveau 5 »

      À l’aube de ce nouveau cycle pour le capital-investissement, alors que le nombre de transactions progresse dans un contexte où tout est devenu plus difficile, de la levée de fonds à la génération de rendements, Bain définit une règle générale qui synthétise tous les tenants et aboutissants pour le secteur : « 12 est le nouveau 5 ».

      Lors de la « décennie d’or » du capital-investissement, dans les années 2010, à la faveur du montant typique des transactions, de la structure du capital, des valeurs de sortie et des multiples de valorisation substantiels, un investissement de capital-investissement n’avait généralement besoin que d’une croissance annuelle de l’EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) de 5 % pour générer un multiple du capital investi (MOIC) cible de 2,5 x sur une période de détention moyenne de cinq ans. Ce niveau de bénéfice permettait également d’offrir un taux de rendement interne (TRI) de 20 %.

      Aujourd’hui, compte tenu de coûts d’emprunt situés autour de 8 %-9 %, de ratios d’endettement de 30 % à 40 %, et de multiples d’achat à des niveaux record, le levier moins important et la limitation de l’expansion des multiples rendent la création de valeur plus difficile. De fait, Bain constate que les transactions typiques nécessitent aujourd’hui une croissance annuelle moyenne de l’EBITDA de l’ordre de 10 % à 12 % pour générer le même rendement de référence de 2,5 x sur cinq ans.

      Conséquences de ce nouveau calcul, selon Bain : la plupart des fonds de capital-investissement devront nettement revoir à la hausse leur stratégie de création de valeur dans ce nouvel environnement, marqué par une forte pression des LP, qui privilégieront de plus en plus les grandes plateformes et les sociétés qui génèrent l’alpha le plus élevé. Dans le même temps, les coûts engagés par les sociétés de capital-investissement pour générer des rendements augmentent avec la nécessité d’investir dans l’expertise sectorielle, les capacités essentielles, les technologies et les talents, alors que les revenus nécessaires pour payer ces investissements s’amenuisent en raison de la baisse des frais de gestion et de l’appétit croissant des LP pour le coinvestissement.

      Selon Rebecca Burack, « Pour générer des rendements attrayants, il faut désormais nettement améliorer l’efficacité opérationnelle des participations et faire croître leur chiffre d’affaires. C’est ce que nous appelons « 12 est le nouveau 5 ». Concrètement, les opérations qui, autrefois, offraient des rendements concurrentiels avec une croissance modeste de l’EBITDA nécessitent désormais une croissance soutenue à deux chiffres. Dans ce nouveau cycle de hausse pour le capital-investissement, les gagnants seront ceux pour lesquels la génération d’alpha est une habitude, et non une aspiration. Les firmes sortiront gagnantes seront celles qui se sont réellement différenciées, que ce soit par leur échelle, leur spécialisation ou l’excellence de leur exécution, et qui sauront transformer cette différenciation en un véritable système – et non un simple slogan – démontré par les données ».

      Le rapport publié par Bain soutient que, de plus en plus, dans cette ère où « 12 est le nouveau 5 », les acteurs du capital-investissement réussiront à établir leur avantage concurrentiel en déterminant de manière proactive les cibles d’opérations potentielles des années à l’avance. Toujours selon ce rapport, dans cette nouvelle ère, les sociétés qui veulent assurer une solide création de valeur devront s’appuyer non seulement sur la viabilité de la transaction, mais également sur le plein potentiel réel d’un actif par le biais de ce que Bain appelle la « due diligence sur le plein potentiel », qui étudie tous les leviers (revenus, exploitation et technologies) susceptibles d’améliorer de manière significative la performance d’une entreprise du portefeuille. 

      Une année en deux temps marque la reprise de l’activité de capital-investissement, portée par une vague de « méga deals »

      Le rapport publié aujourd’hui revient sur la reprise du capital-investissement en 2025, rappelant que l’année a commencé dans un climat d’optimisme, et que les investisseurs se sont rapidement remis des bouleversements causés par l’annonce de l’instauration de droits de douane par l’administration américaine au mois d’avril. Les transactions ont nettement rebondi dès le troisième trimestre, qui a enregistré une activité record avec une valeur totale des opérations de 301 milliards de dollars.

      Pour autant, si le montant total des transactions s’est approché de son niveau record avec une moyenne de 1,2 milliard de dollars par transaction dont le montant est publié, c’est essentiellement dû à ces « mégadeals » qui ont ébloui le marché. Le nombre d’opérations de rachat a reculé de 6 % en glissement annuel pour s’établir à 3 018. Outre la transaction record de 56,6 milliards de dollars pour EA et les 40 milliards pour Aligned Data Centers, signalons l’acquisition d’Air Lease, la plateforme de location d’avions, pour 27,5 milliards de dollars, et le rachat de Walgreens Boots Alliance, la chaîne de pharmacies, pour 23,7 milliards de dollars.

      Bain remarque également que ces chiffres impressionnants n’ont eu en réalité qu’un impact relativement faible sur la manne de 1 300 milliards de dry powder, car de nombreuses opérations ont utilisé des financements provenant de sources extérieures, notamment des fonds souverains et des entreprises, et non de fonds de capital-investissement. Si l’on tient compte de l’immensité des capitaux disponibles hors fonds de buyout, le montant des liquidités à la recherche de transactions est sans précédent — et concurrence sérieusement le capital-investissement, selon le rapport.

      Selon Bain, l’activité située sous le seuil des « mégadeals » est, elle, plus représentative de la situation du marché des rachats dans ce contexte d’incertitude macroéconomique. Hors du segment des opérations dépassant les 10 milliards de dollars, la valeur des transactions en 2025 a progressé de 16 % en glissement annuel : +6 % pour les transactions de 5 à 10 milliards de dollars, +29 % pour celles situées entre 1 et 5 milliards.

      À première vue, l’Amérique du Nord est largement en tête des transactions, faisant bondir de 80 % la valeur des opérations. Si l’on exclut les mégadeals supérieurs à 10 milliards de dollars, toutefois, la part de la contribution de l’Europe est comparable. Si la valeur des transactions a augmenté dans la plupart des secteurs, leur nombre a globalement reculé.

      Les opérations de privatisation d’entreprises cotées ont dominé le haut du marché et ont représenté environ la moitié de la croissance de la valeur totale des transactions. Les GP et leurs partenaires d’investissement – fonds souverains et entreprises – ont en effet profité de l’amélioration du contexte de financement des fusions et acquisitions aux États-Unis pour refondre des entreprises en privé.

      La reprise des sorties soulage le blocage de liquidité, mais les problèmes de flux de trésorerie plus généraux persistent

      L’envol de la valeur des sorties observé l’an dernier a soulagé un secteur du capital-investissement qui, confronté à un problème de liquidité récurrent, cherche à vendre suffisamment d’entreprises pour satisfaire la demande de rendement en liquidités des LP.

      Le rebond mondial des fusions et acquisitions, porté par l’amélioration des conditions économiques, l’évolution des exigences pour les entreprises et l’essor de l’IA a également contribué à la reprise des sorties. Pour tempérer ce constat, Bain fait remarquer qu’à eux seuls, sept mégadeals, représentant chacun plus de 10 milliards de dollars, ont ajouté 155 milliards, soit 22 %, aux 717 milliards de dollars de valeur globale des cessions en 2025. Le nombre total de cessions, lui, a reculé légèrement (-2 % en glissement annuel) pour s’établir à 1 570, soit son niveau juste avant la pandémie de Covid-19.

      Si l’activité de sorties a été moins prononcée dans l’ensemble du marché, la valeur des cessions inférieures à 10 milliards de dollars a tout de même progressé de 34 %, alors que les acheteurs opportunistes épluchaient les portefeuilles de rachats pour trouver des solutions aux impératifs stratégiques des entreprises. Les cessions à des entreprises (sponsor-to-strategic) ont repris de l’importance. Les valeurs de sortie par ce canal ont augmenté de 66 % en glissement annuel, et même davantage en Amérique du Nord (+73 %) et en Europe (+82 %), avec en tête des transactions comme la vente de Calpine, un producteur d’électricité américain, par ECP, pour un montant de 29,4 milliards de dollars.

      Les sorties entre sponsors ont été moins dynamiques, avec une progression mondiale de 21 % portée par la transaction Aligned Data Centers Deal, sans laquelle la valeur des sorties entre sponsors en Amérique du Nord aurait chuté de 19 %. Ce chiffre a été compensé par la solide croissance en Europe, où les ventes aux sponsors ont bondi de 56 % en glissement annuel.

      Après avoir touché le fond, les introductions en bourse ont progressé de 36 % l’an dernier et sont restées un canal de sortie modeste pour le capital-investissement. Les GP se sont en effet détournés de cette option en raison de sa complexité et du risque de voir les marchés cotés affectés par les turbulences macroéconomiques. Bain suggère toutefois que la réouverture de la fenêtre des introductions en bourse laisse espérer un regain d’activité pour ce canal en 2026.

      Dans un contexte d’inquiétude concernant la liquidité dans l’ensemble du secteur, le marché secondaire et les fonds de continuation ont renforcé leur statut de canaux de sortie l’an dernier. Les transactions secondaires, qu’elles proviennent des GP (GP-led) ou des LP (LP-led), ont augmenté de 41 % en glissement annuel. Les fonds de continuation (GP-led), qui permettent à un fonds de rendre du capital aux LP tout en conservant le contrôle de l’actif, ont progressé encore plus rapidement, de 62 % en glissement annuel, soit une croissance annuelle de 37 % depuis 2022.

      Bien que les fonds de continuation aient compté pour moins de 10 % de la valeur des sorties du capital-investissement, l’intérêt que leur portent les GP croît : un quart des répondants à la récente enquête StepStone/Bain ont indiqué qu’ils avaient engagé ou conclu un fonds de continuation dans les deux années précédentes, et environ 40 % envisagent de s’engager dans une telle opération dans les prochains 12 à 24 mois. Plus de la moitié des personnes interrogées ont cité la génération de liquidité comme principale raison de lancer un fonds de continuation.

      Dans l’ensemble, selon Bain, les flux de liquidités nets du capital-investissement ont légèrement progressé pour dépasser la ligne d’équilibre l’an dernier. Pour autant, du fait de la stagnation du principal indicateur – les distributions aux LP en pourcentage de la valeur liquidative – à 14 % en 2025, un niveau jamais vu depuis 2008-2009, au plus fort de la crise financière mondiale, le rapport avertit que le problème de liquidité du capital-investissement reste un sérieux frein pour le secteur.

      « En Europe comme en France, nous entrons clairement dans une nouvelle phase du capital-investissement » décrypte Guillaume Tobler, Associé au sein du pôle Private Equity à Paris. « Le rebond des transactions est réel, mais il ne doit pas masquer l’exigence accrue qui pèse désormais sur les fonds. Dans un environnement marqué par des coûts du capital plus élevés, une remontée des liquidités encore contrainte et une concurrence renforcée pour lever des fonds, la création de valeur opérationnelle devient le principal moteur de performance et de différenciation. Pour les acteurs européens, cela signifie spécifier davantage son positionnement, professionnaliser davantage les approches sectorielles et activer, dès l’acquisition, tous les leviers de création de valeur – croissance, excellence opérationnelle et technologie. Plus que jamais, la capacité à générer durablement une croissance à deux chiffres de l’EBITDA fera la différence. »

      Les levées de fonds sont en baisse pour la quatrième année consécutive dans un contexte de concurrence accrue pour la captation des capitaux

      Au vu de l’atonie des distributions aux investisseurs, qui dure depuis quatre ans, il n’est pas surprenant que les fonds de capital-investissement aient continué à peiner à lever des fonds en 2025, conclut Bain.

      Environ 1 300 milliards de dollars de capitaux privés ont été levés l’an dernier, soit autant qu’en 2024, et essentiellement grâce à la forte croissance des fonds d’infrastructures. Par contre, les levées de fonds de buyout, la principale catégorie du secteur, ont reculé de 16 % pour s’établir à 395 milliards de dollars. En parallèle, le nombre de fonds closés a chuté de 18 % pour l’ensemble du secteur et de 23 % pour les rachats, ce qui marque la quatrième année de déclin consécutive, et a affecté toutes les catégories de fonds.

      Selon les conclusions de Bain, bien qu’une majorité de LP comptent maintenir ou augmenter leurs allocations au capital-investissement dans les prochaines années, les investisseurs ont de moins en moins de marge pour de nouveaux engagements en l’absence de retour de liquidités de leurs fonds plus anciens. Cela renforce la tendance des LP à privilégier les GP plus importants, mieux établis et affichant des rendements réguliers. Les investisseurs sont également plus exigeants et recherchent les rendements les plus élevés et des distributions régulières de liquidités importantes.

      Bain conclut que ces tendances renforcent l’impératif pour les GP de définir et de formuler des stratégies différenciées et reproductibles, tout en professionnalisant les relations avec les investisseurs pour mieux expliquer et défendre leurs atouts.

      Pour autant, malgré l’intensification de la concurrence pour les fonds, le rapport conclut également que la proposition de valeur du capital-investissement reste attrayante pour les investisseurs. En effet, Bain souligne que les fonds de buyout du premier quartile continuent de surpasser nettement les moyennes des marchés cotés, tous horizons confondus. L’un des grands avantages du capital-investissement pour les investisseurs reste sa plus grande diversification entre les différents secteurs et tailles d’entreprises, dans un contexte de concentration démesurée sur les marchés boursiers américains.

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