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Communiqué de presse

Le marché du private equity buy-out a progressé de 10 % pour atteindre 582 milliards de dollars, couronnant les cinq dernières annees les plus fructueuses de l’histoire du secteur

Le marché du private equity buy-out a progressé de 10 % pour atteindre 582 milliards de dollars, couronnant les cinq dernières annees les plus fructueuses de l’histoire du secteur

Le dixième rapport annuel de Bain & Company sur le Private Equity montre comment les fonds les plus performants investissent les capitaux au milieu de l’envolée des multiples et d’une concurrence accrue

  • 26 février 2019
  • min

Communiqué de presse

Le marché du private equity buy-out a progressé de 10 % pour atteindre 582 milliards de dollars, couronnant les cinq dernières annees les plus fructueuses de l’histoire du secteur

Paris, le 26 février 2019 – Les fonds de Private Equity (PE) ont à nouveau généré une impressionnante augmentation de la valeur des investissements en 2018, concluant le meilleur « quinquennat » de levées de fonds de l’histoire du PE et atteignant 2 500 milliards de dollars en valeur de deals d’acquisition déclarés. Les Limited Partners (LP) sont restés très enthousiastes et ont continué à alimenter le marché avec de nouveaux capitaux. Quant aux General Partners (GP), investir des montants records leur a permis de se familiariser avec un certain niveau d’inconfort lors des investissements. Ils ont acquis des actifs à des prix qu’ils avaient juré de ne jamais payer tout en cherchant à capturer des valeurs à ce jour hypothétiques. Les plus sophistiqués ont encore monté leur niveau de jeu dans l’identification de cibles et en due diligence, tout en planifiant le pire.

Telles sont les conclusions de Bain & Company, le leader mondial du conseil aux investisseurs du PE dans son dixième rapport mondial, présenté aujourd’hui au SuperReturn International.

« Les 5 dernières années, entre 2014 et 2018, ont été les meilleures de l’histoire du Private Equity. Nous avons assisté à certaines des plus importantes levées de fonds et investissements records, le plus de sorties et de rendements satisfaisants. » a déclaré Jean-Marc Le Roux, responsable France de l’activité Private Equity pour Bain & Company. « Aussi beau que cela puisse paraître, les firmes de Private Equity travaillent sans relâche pour rester sur leur lancée. La concurrence intense et constante emmène les multiples à des valeurs historiquement inégalées, et l’inquiétude grandissante à propos d’un éventuel ralentissement économique a des impacts sur la prise de décision. Ces risques poussent les acquéreurs à être plus exigeants quant à réaliser une bonne due diligence, tenant compte des aspects commerciaux et opérationnels, et de structurer judicieusement les deals. »

Chiffres clés pour le marché du Private Equity en 2018

La concurrence féroce et la hausse des prix des actifs ont continué à réduire le nombre des deals – réduisant de 13% le marché du ‘buy-out’ en volume, soit un total mondial de 2 936. La valeur totale des acquisitions a progressé de 10 % pour atteindre 582 milliards de dollars (incluant les transactions ‘add-on’), couronnant les 5 années les plus fructueuses du secteur du PE. Cette performance est, en grande partie, due à la reprise des retraits de cote, qui ont globalement atteint leur niveau le plus élevé depuis le précédent boom de privatisation entre 2006 et 2007.

Alors que la forte concurrence et des prix élevés ont compliqué la recherche de deals, 2018 a été un millésime propice aux sorties. Avec 1 146 transactions pour un montant de 378 milliards de dollars, les sorties ont été comparables à 2017. Encore une forte contribution parmi ces 5 années historiques en termes de distribution de dividendes sans précédent. Cette robuste performance a porté la valeur déclarée des sorties à 2 000 milliards de dollars depuis 2014, de loin le record le plus élevé sur 5 années consécutives.

Malgré un rythme soutenu d’investissements, le capital non investi (‘poudre sèche’) ne cesse d’augmenter depuis 2012 et a atteint la somme record de 2 000 milliards de dollars fin 2018, tous types de fonds confondus (695 milliards de dollars pour les seuls ‘buy-out’). Cette surabondance de capital pousse les firmes de PE à trouver de nouveaux deals. Néanmoins, la bonne nouvelle est que les fonds de ‘buy-out’ détiennent 67 % de leur ‘dry-powder’ dans des fonds levés durant ces 2 dernières années, ce qui signifie que les récentes transactions éliminent peu à peu l’ancien capital au profit du nouveau.

Comparativement aux niveaux passés, les fonds de PE ont attiré un capital très conséquent en 2018 même s’il a été moins important que celui record de 2017. Les GPs ont levé 714 milliards de dollars durant l’année – 3ème plus gros montant jamais enregistré – accumulant un total depuis 2014 de 3 700 milliards de dollars. Les fonds de buy-out ont de nouveau attiré la plus grande partie de ce capital, mais l’intérêt des investisseurs a été vaste et profond, ce qui a profité à tout type de fonds. Les LPs demeurent convaincus par ce qui a été leur meilleure classe d’actifs : 90% d’entre eux déclarent avoir l’intention de maintenir voire augmenter leurs investissements en PE.

Les stratégies qui vont façonner le Private Equity en 2019 et au-delà

En dépit d’une nouvelle année profitable pour le Private Equity, les dirigeants de fonds se confrontent au même défi : comment investir de manière productive ces levées de fonds records dans un contexte concurrentiel accru et des multiples toujours plus élevés. Les firmes les plus performantes reconnaissent que la seule solution est de s’améliorer. Bain & Company a identifié 3 méthodes qu’elles utilisent :

  1. Stratégie « buy-and-build » : puissante mais difficile à réaliser. Après avoir été co-investisseur ou conseil sur une centaine de transactions « buy-and-build » durant les 20 dernières années, Bain a appris que les sponsors ont tendance à sous-estimer ce qu’il faut pour gagner. Chaque deal est différent mais les stratégies « buy-and-build » les plus efficaces ont en commun plusieurs caractéristiques : un secteur à faible risque de perturbations, une entreprise qui génère assez de trésorerie pour soutenir une cadence régulière d’acquisitions ; assez de cibles attractives pour satisfaire les ambitions conjuguées de toutes les parties prenantes ; une entreprise-plateforme dotée d’une bonne infrastructure de base (système informatique robuste, bilan solide, modèles financiers et opérationnels répétables…) ; des acquisitions en ligne avec le cœur de métier afin réaliser des économies d’échelle.
  2. Intégration des fusions : relever le défi. Les fonds de Private Equity se tournent de plus en plus vers des M&A de grande échelle afin de palier au principal problème du secteur : une surabondance de capital à investir et trop peu de cibles. Cette approche suscite également un défi majeur : créer de la valeur en intégrant 2 ou plusieurs organisations complexes dans une plus grande respectant une logique stratégique et opérationnelle. Les recherches de Bain montrent que les chances de succès sont inégales et dépendent étroitement de l’expérience des acquéreurs. Les firmes qui réussissent opèrent fréquemment ce genre de deals et transforment les M&A à grande échelle en un modèle reproductible. La performance des acquéreurs occasionnels est beaucoup plus volatile.
  3. Stratégie d’adjacence : jouer la carte de la diversification. L’expérience a montré qu’un déploiement réfléchi sur les marchés adjacents pouvait donner de très bons résultats. Néanmoins, consacrer du temps, du capital et des talents sur des stratégies trop éloignées peut rapidement détériorer les performances. Les firmes les plus performantes se focalisent sur les adjacences proches de leur métier cœur, afin de maximiser le partage de savoir-faire. Ces adjacences permettent de produire des marges plus importantes pour les GPs et de meilleurs dividendes pour les LPs. C’est ainsi que de plus en plus nombreux GPs de buy-out créent des produits et lèvent des fonds actions sur des stratégies plus segmentées comme par exemple des fonds de capital-développement, des fonds long-terme ou des fonds sectoriels.

Une nouvelle normalité ? Les retraits de cote en augmentation

Alors que les multiples du secteur privé augmentent et que ceux des marchés cotés commencent à être revus à la baisse, un nombre conséquent d’entreprises s’oriente vers le marché attrayant des transactions des retraits de cote (public-to-private ou P2P en anglais). Cela concerne des entreprises entre 2 et 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires, susceptibles d’être achetées à des multiples plus élevés mais néanmoins inférieurs à la moyenne du marché privé.

Il convient de réfléchir à l’impact de multiples élevés à long terme sur le marché du Private Equity. Bain & Company envisage plusieurs conséquences :

  • La fin des sorties par introduction en bourse. Si les multiples du secteur privé restent plus élevés que ceux du secteur boursier, les introductions en bourse seront moins attractives.
  • Les entreprises cotées dans le viseur. Pour beaucoup de grandes firmes de Private Equity, le marché coté devient une cible inévitable, nécessitant un changement d’approche en termes de recherche de deals, d’analyse et de due diligence.
  • Les méga-fonds encore plus gros. La taille des fonds augmente et les opportunités de retraits de cote favorise les fonds de plus en plus gros capables de réaliser des OPA/OPR encore plus importantes.
  • La démocratisation du Private Equity. Compte tenu de la croissance des marchés privés et de leur potentiel de rendements plus élevés que ceux des marchés cotés, il est crucial de rendre le PE accessible aux petits investisseurs. Ces derniers peinent déjà à se faire connaître sur les marchés des petites et moyennes entreprises qui ont été le gagne-pain du PE. Ces entreprises se tournant de plus en plus vers des financements privés pour s’épargner les coûts et les difficultés d’être une société cotée.

« La tendance vers les transactions de plus en plus conséquentes, incluant les grandes privatisations, nécessitera un changement significatif du mode de fonctionnement des firmes de PE. » ajoute Jean-Marc Le Roux. « La stratégie d’acquisition d’une entreprise à 20 milliards de dollars n’est pas juste une simple mise à l’échelle de celle utilisée pour une entreprise à 2 milliards de dollars. L’essentiel est que les firmes ajustent leurs investissement et capacité sur la tâche à accomplir. Réussir de plus grosses transactions implique d’adapter la due diligence et les ressources à l’ampleur de l’investissement. »

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Pour obtenir une copie de l’intégralité de la dixième édition du rapport mondial de Bain & Company ou pour programmer une interview avec Jean-Marc Le Roux, Daphné Vattier ou Jérôme Brunet, veuillez contacter :

Bain & Company

marketing.paris@bain.com

Image 7 - Tél : 01 53 70 74 70

Florence Coupry 
Margot Minet

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