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Press release

RAPPORT MONDIAL 2021 SUR LE SECTEUR DE L'ENERGIE ET DES RESSOURCES NATURELLES

RAPPORT MONDIAL 2021 SUR LE SECTEUR DE L'ENERGIE ET DES RESSOURCES NATURELLES

De la confrontation à la collaboration : comment le secteur de l'Energie et les investisseurs ESG doivent faire front ensemble pour accélérer la transition durable

  • 21 juin 2021
  • min

Press release

RAPPORT MONDIAL 2021 SUR LE SECTEUR DE L'ENERGIE ET DES RESSOURCES NATURELLES

Le premier rapport mondial de Bain & Company dédié au secteur de l'Energie et des Ressources Naturelles explore la manière dont le secteur et les investisseurs ESG peuvent travailler ensemble pour accélérer la transition énergétique et durable. 

Paris - 22 juin 2021 - Les cinq prochaines années s’annoncent comme une période charnière pour les entreprises des secteurs du pétrole et du gaz, de l’électricité, des énergies renouvelables, des services aux collectivités et de la pétrochimie. Beaucoup d'entre elles se réinventent pour faire face au changement climatique et gérer la transition énergétique. Certains investisseurs vont même jusqu’à faire le pari de se détourner des entreprises établies pour de nouveaux entrants. Une erreur comme le révèlent nos recherches.

"Les actionnaires et les activistes ont clairement indiqué qu'ils souhaitaient que les entreprises du secteur de l'énergie et des ressources naturelles prennent des actions dans l’immédiat. L'immobilisme dans le mouvement pour la durabilité n'est plus une option", selon Arnaud Leroi, Partner membre de la Practice Energie et Ressources Naturelles de Bain & Company. "Si nous voulons réussir la transition énergétique, il faut que les grandes entreprises historiques ouvrent la voie."

Ce rapport souligne que l'expérience et les expertises de ces dernières ont des leviers nécessaires à la transition énergétique. Pour ouvrir la voie, elles doivent investir dans l'innovation, redéfinir leur impact et leur mission sociale et sociétale pour opérer dans les zones du monde les plus vulnérables et ainsi convaincre les investisseurs d’allouer les capitaux nécessaires aux nouveaux investissements.

Rediriger les capitaux nécessaires vers un objectif « zéro émission »

Les entreprises du secteur de l'énergie sont sous pression, non seulement de la part d'investisseurs activistes pour qu’elles réduisent leurs émissions de carbone, mais aussi de la part d'un groupe plus large d'investisseurs qui militent de plus en plus pour le changement.

"Ces dernières années, nous avons vu les capitaux quitter les secteurs de l'énergie et des ressources naturelles pour se diriger vers des domaines tels que les technologies, les services financiers et les produits de consommation. Cependant, les investisseurs ESG qui se penchent sur les entreprises historiques du secteur de l'énergie peuvent sans doute avoir un impact plus important que ceux qui restent à l’écart ou retirent leurs investissements ", observe Arnaud Leroi. "Ce basculement rapide des capitaux intervient à un moment critique où l’industrie doit réinvestir et se rééquiper pour créer des solutions durables et à faible émission de carbone pour leurs clients, leurs investisseurs et pour nous tous."

 

Le rapport de Bain explore comment la relation entre les investisseurs ESG et les entreprises du secteur de l'énergie pourrait prendre un tournant décisif : après une confrontation initiale, la prochaine phase sera celle de la collaboration, où les entreprises s'appuieront sur la force de leurs activités traditionnelles pour garantir le financement des dépenses d'investissement dans de nouveaux actifs et infrastructures qui soutiennent la transition énergétique. Il s'agira notamment de soutenir la production de matières premières biologiques, la production d'énergies renouvelables, les électrolyseurs d'hydrogène, les infrastructures de recharge des véhicules électriques et le recyclage des déchets.

Malgré ces opportunités, les recherches de Bain révèlent que les investisseurs ont été plus attirés par d'autres secteurs au cours de la dernière décennie. Si en 2010, les entreprises du secteur de l'énergie, des services publics, des matériaux et du secteur industriel représentaient 30 % du S&P 500, cette part est aujourd’hui tombée à 16 %. Les 5 premières capitalisations boursières du secteur ont cumulé une baisse d’environ 200 milliards de dollars depuis 2015. Et on observe que les investisseurs institutionnels qui ont approuvé le plus de propositions en faveur du climat sont ceux qui détiennent des investissements moins importants dans l'énergie et les ressources naturelles.

Les investisseurs ESG pourraient soutenir la transition durable en passant d’un statut d'adversaire à celui de défenseur, en se penchant sur les entreprises qui opèrent le changement et en récompensant celles qui prennent des mesures tangibles pour réduire leurs émissions de carbone à grande échelle. Dans certains cas, les investisseurs ESG pourraient aller plus loin en aidant les entreprises cotées à sortir temporairement partiellement ou totalement de la cote afin d'accélérer des transformations qui pourraient être freinées par leur cotation en Bourse.

Décarbonisation du secteur de l’Energie et des Ressources Naturelles : ouvrir une voie réaliste 

La moitié des entreprises du secteur de l'énergie et des ressources naturelles ont placé la transition énergétique au cœur de leur stratégie. Bien que nombre d'entre elles aient annoncé des ambitions de neutralité carbone dans 25 ou 30 ans, les entreprises du secteur du pétrole et du gaz, de l'exploitation minière, de l’électricité et des services aux collectivités affichent toujours un retard en matière d’engagements climatiques. Il sera impératif pour les entreprises qui ouvrent la voie de fixer une trajectoire réaliste avec des indicateurs de performance clairs et transparents et d'adopter des résolutions spécifiques, telles que lier la rémunération des dirigeants aux résultats extra-financiers par exemple.

L’hydrogène bas carbone, un enjeu majeur pour la transition énergétique

Il est de plus en plus évident que les stratégies traditionnelles de réduction des émissions ne permettront pas à elles seules d'atteindre l'objectif de neutralité carbone. Pour l’atteindre en temps voulu, des innovations supplémentaires seront nécessaires. L'hydrogène bas carbone se présente à l’heure actuelle comme l'innovation la plus prometteuse.

Selon notre étude, le marché actuel de l'hydrogène pourrait plus que doubler d'ici 2050, passant d'environ 115 millions de tonnes métriques à 300 millions, et la composante à faible teneur en carbone, aujourd’hui pratiquement inexistante, pourrait représenter la majeure partie de l'approvisionnement du marché.

Atteindre de nouveaux marchés pour créer de la valeur

Les grandes entreprises du secteur devront trouver un équilibre entre leurs activités existantes et de nouveaux relais de croissance répondant aux besoins changeants des clients.

Voici quelques exemples :

 

- La transition des véhicules à combustion interne vers les véhicules électriques : la transition des moteurs à combustion interne (ICE) vers les véhicules électriques provoque des répercussions dans les chaînes d'approvisionnement. Dans les produits chimiques, les volumes ont peut-être atteint un pic pour les systèmes d'échappement utilisés dans les moteurs à combustion interne, qui reposent sur des catalyseurs chimiques. Jusqu'à présent, des réglementations strictes obligeaient les constructeurs automobiles à utiliser davantage de catalyseurs chimiques, ce qui se traduisait par un coût plus élevé par véhicule moyen. En effet, la valeur totale des catalyseurs chimiques dans les systèmes d'échappement a augmenté de 7 % par an depuis 2010. Au cours des cinq prochaines années, la croissance devrait ralentir à 2 % par an, et le marché mondial pourrait ensuite se contracter. Le marché total des ICE devrait atteindre un pic en 2028, alors que les véhicules électriques à batterie représenteront 35 % de la flotte mondiale en 2040.

 

- Répondre aux évolutions de régime alimentaire : les protéines animales terrestres pèsent lourd sur les ressources naturelles, puisqu'elles représentent environ 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre dans l'agriculture et 80 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation dans le monde. Au total, ces protéines animales terrestres utilisent environ un quart de l'eau et 80 % des terres consacrées à la production alimentaire. Les innovations en matière de production de protéines, telles que les produits laitiers et les substituts de viande d'origine végétale, pourraient réduire cette intensité de ressources au fil du temps. Il est probable que l'avenir des protéines intégrera fortement les nouvelles technologies et, à mesure que leur coût deviendra plus compétitif, les protéines de substitution pourraient remplacer de 15 à 35 % des protéines animales aux États-Unis d'ici 2030 à 2035.

Miser sur les talents et les nouvelles technologies pour transformer les chaînes d'approvisionnement en énergie

Par nécessité, les talents en première ligne dans le secteur de l'énergie et des ressources naturelles ont dû développer des compétences techniques de plus en plus poussées. À mesure que les nouveaux outils se sophistiquent, elles doivent monter en compétences pour tirer le meilleur parti des outils digitaux qui maximisent leur productivité.

Le rapport de Bain révèle que plus de la moitié des cadres du secteur de l'énergie et des ressources naturelles ne sont pas satisfaits de la précision de leurs prévisions de la demande. Des prévisions avancées et des modèles de prévision de la demande plus sophistiqués favoriseraient une planification précise et permettraient de réduire l'empreinte carbone des opérations de la chaîne d'approvisionnement. De même, la nouvelle vague d'automatisation intelligente fait appel à l'intelligence artificielle et aux systèmes de l'Internet des Objets pour gérer avec plus de souplesse les tâches difficiles, dangereuses ou précises. Ce changement promet une plus grande automatisation du secteur, qui se trouve souvent dans des environnements plus ouverts et variables.

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Pour programmer une interview avec Arnaud Leroi, veuillez contacter : 

 

Bain & Company – Tél : 01 44 55 75 75 

France.deroquemaurel@bain.com 

 

Image 7 - Tél : 01 53 70 74 70  
Florence Coupry, fcoupry@image7.fr   

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A propos de Bain & Company

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