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Communiqué de presse

Sept ans : l’âge de raison ? 2005—2012 : Les raisons d’espérer à l’ère du numérique

Sept ans : l’âge de raison ? 2005—2012 : Les raisons d’espérer à l’ère du numérique

L'étude présentée au Forum d'Avignon par Bain & Company mesure l'évolution des comportements de consommation des biens et services culturels à l’ère du digital.

  • 15 novembre 2012
  • min

Communiqué de presse

Sept ans : l’âge de raison ? 2005—2012 : Les raisons d’espérer à l’ère du numérique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

4e édition de l'étude de Bain & Company pour Le Forum d'Avignon 2012

Sept ans : l'âge de raison ?
2005—2012 : Les raisons d'espérer à l'ère du numérique

Paris, le 15 novembre. L'étude présentée aujourd'hui au Forum d'Avignon par Bain & Company, un des leaders mondiaux du  conseil en stratégie, fait émerger plusieurs « raisons d'espérer à l'âge du numérique » :

- L'appétit de culture toujours grandissant des consommateurs et un goût de plus en plus prononcé pour les expériences nouvelles.

- Un retour aux niveaux de valeur économique globaux pré-2008 atteints pour l'économie de la création en 2012, retour largement tiré par les marchés émergents.

- L'émergence d'une « terre du milieu » dans le monde des médias, espace intermédiaire entre franchises de masse et contenus de niche : en abaissant les barrières historiques à la création et à la distribution, le numérique offre un large public à des expériences nouvelles ou encore peu diffusées aujourd'hui.

Cette étude – qui s'appuie notamment sur une enquête réalisée auprès de 6 000 consommateurs en France, Royaume Uni, Etats-Unis, Allemagne,  Russie, Brésil, Chine et Inde – permet de mesurer les évolutions des comportements de consommation des biens et services culturels engendrées par sept ans de révolution numérique, qui ont vu éclore une large palette de technologies (musique et vidéo en ligne, liseuses et autres tablettes, jeux connectés).

La première conclusion de l'étude de Bain & Company souligne combien des
innovations numériques en apparence désordonnées sont en fait l'expression de cinq tendances de fond :

  1. Abondance – l'accès à une diversité infinie de contenus est désormais un présupposé pour les consommateurs de tous pays : le nombre de livres disponibles sur Amazon.com a par exemple été multiplié par 9 de 2005 à 2012, passant de 2,3 millions à plus de 20 millions aujourd'hui.
  2. Personnalisation – la segmentation accrue des goûts exprimés, phénomène global de société, trouve son paroxysme dans la consommation des biens et services culturels. L'utilisateur numérique souhaite avoir accès à un univers de contenus adapté à ses goûts, voire anticipant ses désirs : les recommandations personnalisées représenteront ainsi près de 75% des films visualisés sur Netflix en 2012.
  3. Agrégation – la fragmentation des audiences a favorisé l'émergence de puissants carrefours d'usage », Google (qui a vu sa part dans les recettes publicitaires Internet mondiales passer de 22% à 42% entre 2005 et 2012) et Facebook en tête.
  4. Communauté – parce que des algorithmes ne sauraient remplacer le conseil d'un ami, les réseaux sociaux prennent une place de plus en plus importante dans les usages médias et les choix de contenus : de 2005 à 2012, Facebook est ainsi passé de 6 millions à plus d'1 milliard d'utilisateurs.
  5. Engagement – le grand public souhaite s'impliquer davantage dans la découverte, la dissémination des œuvres et la critique, à défaut d'être créateurs eux-mêmes : en l'espace de 2 ans, le site de financement collaboratif Kickstarter est par exemple passé de 28 millions de dollars levés à 330 millions de dollars à la mi-2012.

Bain & Company a mené une analyse poussée pour évaluer l'impact de ces tendances sur quatre industries (musique, vidéo, livres, jeux vidéo), qui suggère des stades de maturité numériques très différents et des perspectives d'avenir contrastés :

  1. La musique : Après sept ans de décroissance, de restructuration et de diversification, certains signes suggèrent la stabilisation, certes encore fragile, de l'industrie musicale. Les nouvelles sources numériques d'écoute et de partage (téléchargement, streaming) représentent aujourd'hui plus du tiers de la consommation totale de musique en termes de temps passé. Les réseaux sociaux devraient jouer un rôle clé dans la prescription des œuvres, influençant 43% des consommateurs en 2012 en France comme en Allemagne (contre 32% en 2009).
  2. La vidéo : Les tablettes comme l'iPad font évoluer la consommation de vidéos et annoncent déjà l'ère de la vidéo applicative (apps sur tablette) et communautaire (TV « sociale » sur les tablettes ou sur le web) : 50% des possesseurs de tablettes ne se servent déjà plus de la télévision pour visualiser certains contenus, comme l'information ou la fiction.
  3. Les livres : La migration numérique du monde de l'édition n'a vraiment démarré qu'aux Etats-Unis et au Royaume-Uni : les e-books ont une part de marché de 15 % aux Etats-Unis et de 6% au Royaume-Uni, mais seulement de 2% en France et 1 % en Allemagne. Le déploiement du livre numérique  est aujourd'hui menacée par de fortes incertitudes réglementaires, à la fois en Europe et aux États-Unis.
  4. Les jeux vidéo : la nouvelle génération de consoles et leurs successeurs équiperont jusqu'à 30% des foyers d'ici à 2014, mais la prochaine vague de joueurs a largement adopté de nouveaux supports (smartphones, tablettes), ou les réseaux sociaux comme nouveaux « terrains de jeu ». Les joueurs possesseurs de smartphones passent déjà près de 40% du temps qu'ils consacrent aux jeux vidéo sur ce nouveau support.

La période 2005-2012 suggère qu'au terme de sept années numériques, « l'âge de raison » des industries culturelles n'est toujours pas pour demain. Aux chocs exogènes succèdent des périodes de réinvention, parfois douloureuses, mais souvent fécondes de modèles audacieux et de métiers inédits, ouvrant de nouveaux horizons de croissance pour l'économie de la création », déclare Patrick Behar, associé senior qui dirige le pôle européen Medias de Bain & Company et co-auteur de l'étude. Il s'agit d'un défi immense lancé aux plates-formes commerciales – contraintes à inventer et réinventer sans cesse de nouveaux modèles. Mais aussi pour les pouvoirs publics chargés d'adapter un cadre réglementaire essentiel à la pérennité de l'écosystème de la création », conclut Laurent Colombani, associé et responsable du pôle français Médias de Bain & Company, et co-auteur de cette étude.

Pour obtenir la copie complète de l'étude ou pour organiser une interview de Patrick Béhar ou Laurent Colombani, l'un des deux auteurs de l'étude Bain & Company, merci de contacter :

  • Bain & Company Tél : 01 44 55 75 75

Caroline Detalle, caroline.detalle@bain.com; Albane de La Hitte, albane.delahitte@bain.com

  • Image 7 Tél : 01 53 70 74 91

Flore Larger, flarger@image7.fr; Nathalie Feld, nfeld@image7.fr

A propos de Bain & Company

Bain & Company est le cabinet de conseil international que les dirigeants les plus ambitieux et innovants choisissent pour bâtir le futur de leur entreprise. A travers 58 bureaux dans 37 pays, nous faisons équipe avec nos clients autour d’une ambition commune : atteindre des résultats exceptionnels qui leur permettent de dépasser la concurrence et de redéfinir leur secteur. En appui de nos expertises intégrées et personnalisées, nous proposons aux entreprises un accompagnement ouvert sur un écosystème qui rassemble les acteurs du digital les plus innovants. Grâce à cette approche, les résultats obtenus par nos clients sont meilleurs, plus rapides et plus durables. Depuis la fondation de Bain & Company en 1973, nous mesurons notre succès à l’aune de celui des entreprises qui nous font confiance : nous sommes fiers de constater que leurs performances boursières affichent des résultats 4 fois supérieurs à la moyenne du marché et d’être distingués par le taux de recommandation le plus élevé du conseil.

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