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Communiqué de presse

Etude David avec Goliath 2016

Etude David avec Goliath 2016

Raise et Bain & Company publient une nouvelle étude David avec Goliath, qui analyse l’alliance des grandes et des jeunes entreprises françaises

  • 1 mars 2016
  • min

Communiqué de presse

Etude David avec Goliath 2016

ETUDE DE RAISE ET BAIN & COMPANY SUR L’ALLIANCE DES GRANDES ET DES JEUNES ENTREPRISES « DAVID AVEC GOLIATH» - ET SI ON CONSTRUISAIT UN AVENIR ENSEMBLE ?


L’initiative « David avec Goliath » lancée par RAISE et BAIN & COMPANY se focalise sur les relations entre les grandes et les jeunes entreprises en France. Elle fait état d’une véritable effervescence depuis deux à trois ans autour des partenariats déployés entre ces « Goliath » bien établis et ces « David » nouveaux venus, et cherche à comprendre leur état actuel, les objectifs poursuivis et les impacts observés par les deux parties ainsi que les moyens de maximiser ces derniers. Elle part du constat que les relations avec des grandes entreprises contribuent de manière primordiale à la pérennité et à la croissance des jeunes entreprises. Tout en contribuant à améliorer la connaissance par les grands groupes des transformations de l’écosystème, ces alliances constituent ainsi une parade au « tunnel de la mort » qui voit disparaître près de 50% des entreprises françaises au cours de leurs 5 premières années, coûtant cher au pays en termes d’emplois, de croissance et de progrès.


Paris, le 1er mars 2016 - RAISE et BAIN & COMPANY se sont associés à nouveau cette année pour approfondir les enseignements de leur première étude « Accompagner les Jeunes Entreprises de Croissance », réalisée en 2015. Ils publient aujourd’hui une nouvelle étude David avec Goliath, qui analyse l’alliance des grandes et des jeunes entreprises françaises, et qui propose une cartographie inédite des partenariats existants. Pour la première fois l'initiative David Avec Goliath a permis de rassembler des informations globales et détaillées sur l'écosystème des grandes et jeunes entreprises, ses forces et ses faiblesses, et préconise des recommandations concrètes à l'ensemble des acteurs.

L’étude s’appuie sur des entretiens approfondis auprès de 40 grandes entreprises françaises et groupes internationaux implantés en France, sur un sondage mené par OpinionWay auprès d’un échantillon de 126 fondateurs ou dirigeants des jeunes entreprises qui ont eu ou qui ont des relations partenariales avec les grandes entreprises, ainsi que sur plus de 15 entretiens approfondis avec les représentants de l’écosystème : jeunes entreprises, fonds d’investissements, incubateurs et pouvoirs publics. Elle présente les conclusions de 6 ateliers de réflexion réunissant 20 cadres dirigeants de grandes entreprises et 40 représentants des jeunes entreprises.

Une récente effervescence dans un terreau favorable

En France, d’où sont issus 8% des groupes leaders mondiaux (alors que la France contribue à 4% du PIB mondial) et où l’on estime le nombre moyen de création d’entreprise à 320 000 par an sur les 5 dernières années, les partenariats entre grandes et jeunes entreprises connaissent depuis quelques années une forte accélération. Et contrairement à certaines idées reçues, les jeunes entreprises impliquées ne viennent pas uniquement du monde numérique mais représentent un large éventail de secteurs d’activités. De la prise de participation directe dans le capital à la mise en place d’incubateurs, du développement de politiques de mécénat au lancement de diverses initiatives RH, les différents types d’alliance instaurés servent des objectifs multiples. Pour la grande entreprise, il peut par exemple s’agir de business développement, de veille technologique, de transformation culturelle, de communication, d’investissement ou d’impact sociétal. Pour la jeune entreprise, ces partenariats peuvent faciliter un gain de notoriété ou l’accès au financement et à de nouveaux marchés.
Que les grandes entreprises s’engagent aux côtés des plus jeunes en tant qu’« investisseurs », « partenaires » ou « parrains », la majorité des initiatives en place aujourd’hui n’existait pas il y a 3 à 5 ans. Hors relations classiques client-fournisseur ou prise de participation, tous les groupes du CAC 40 sont ainsi désormais engagés auprès de start-ups, alors que ce n’était le cas que pour moins d’un tiers d’entre eux en 2010. Malgré l’hétérogénéité des niveaux de motivation et d’engagement observés, ce constat est encourageant dans la mesure où une relation avec une grande entreprise impacte positivement la croissance d’une jeune entreprise dans 93% des cas.

Clara Gaymard et Gonzague de Blignières , Cofondateurs de RAISE ont déclaré : « la rapidité et la passion avec lesquelles nos interlocuteurs nous ont répondu confirme notre intuition : l’ignorance, voire la méfiance réciproque souvent évoquées entre les « David » et les « Goliath » de France se dissipent au profit d’une curiosité grandissante et d’un désir constructif d’apprendre l’un de l’autre. »

Une nécessité de faire plus, vite et mieux pour combler le retard français

Les grandes entreprises françaises sont largement dépassées par leurs homologues américaines dans leurs démarches de coopération avec les jeunes entreprises. Ainsi, sur les 40 plus grandes capitalisations boursières des deux pays, le nombre d’entreprises qui ont des fonds de Corporate Ventures en propre est deux fois supérieur aux États-Unis qu’en France. En outre, les montants d’investissements des Corporate Ventures sont 24 fois plus élevés aux États-Unis qu’en France (6,9 milliards contre 290 millions d’euros en 2015) pour un PIB seulement 6 fois supérieur. Le développement de partenariats mutuellement bénéfiques entre grandes et jeunes entreprises pourrait contribuer à rattraper le retard français en matière de croissance des jeunes entreprises : à l’heure actuelle, seulement 5% des entreprises françaises ont plus de 10 salariés, contre 21% aux États-Unis.

Les grandes entreprises françaises présentent par ailleurs des degrés de maturité différents dans leurs initiatives ciblant les jeunes entreprises. Seules 15% des entreprises interrogées adoptent ainsi vis-à-vis de leurs partenariats avec les jeunes entreprises une approche structurée ou complète inscrite dans leur propre stratégie d’entreprise, avec des objectifs définis et des outils de suivi grâce auxquels elles les accompagnent dans l’ensemble des phases de leur développement. De ce fait, l’écosystème est encore loin de son plein potentiel, ce que confirme l’analyse du niveau de satisfaction des jeunes entreprises vis-à-vis de ces alliances : très hétérogène et peu élevé en moyenne, ce dernier met ainsi souvent en cause le déséquilibre perçu dans le partenariat, la lenteur et l’importance de l’investissement requis.

Pour Olivier Marchal, Président de BAIN & COMPANY, « cette coopération est la voie de l’avenir, à l’heure où il devient urgent de rattraper le retard français. C’est le sens de notre étude David avec Goliath, qui a pour ambition d’aider jeunes et grandes entreprises à mieux se comprendre et de favoriser la multiplication de ces collaborations qui constituent un outil majeur de création d’emplois ».

Les clés de la mise en œuvre d’alliances fructueuses entre jeunes et grandes entreprises :

Pour autant, de nombreux exemples d’alliances réussies démontrent des impacts business concrets pour les deux parties : accélération du développement pour la jeune entreprise, développement plus rapide de nouveaux produits et services à moindre coût pour la grande entreprise. Bâtis sur des fondations équilibrées et « gagnant-gagnant », ces partenariats qui réussissent reposent sur la confiance réciproque et sur le respect des intérêts économiques de chacun. Les grandes entreprises doivent ainsi adapter leur approche aux spécificités des jeunes entreprises, en les laissant par exemple bénéficier de procédures plus légères et en favorisant leur autonomie. Les jeunes entreprises doivent pour leur part comprendre les contraintes des grands groupes, tels qu’une moindre facilité à s’adapter en temps réel, des rythmes plus longs et l’importance du respect des procédures.

S’il n’existe pas de « recette magique » applicable à tous les modèles, quelques facteurs clés de succès se dégagent pour les grandes entreprises autour de 4 axes majeurs: l’adoption d’une approche stratégique à long terme ; la définition d’objectifs précis et la mise en place d’outils de suivi ; une gouvernance lisible et efficace et la constitution d’une communauté de start-ups championnes ; et enfin la création de structures dédiées favorisant une approche adaptée de gestion du risque et de l’innovation.

Pour développer ces alliances et garantir des règles du jeu simples et équitables, une implication des pouvoirs publics et des autres acteurs de l’écosystème est nécessaire. Ceux-ci sont principalement attendus sur la facilitation de la mise en relation des jeunes et grandes entreprises françaises et internationales ainsi que sur l’accès aux acteurs de l’enseignement, de la recherche et du financement. Ils sont aussi invités à se concentrer sur la stabilisation, voire la simplification du cadre fiscal, juridique et réglementaire englobant les engagements des grandes entreprises vis-à-vis de leurs partenaires. Surtout, la nature plus fragile des jeunes entreprises rendant indispensable la protection de leurs droits, les pouvoirs publics doivent garantir le respect de ce cadre.

Pendant deux jours, 6 ateliers de réflexion organisés par RAISE et BAIN & COMPANY ont réuni 20 cadres dirigeants de grandes entreprises et 40 représentants des jeunes entreprises autour de thématiques transversales et complémentaires des relations entre grandes et jeunes entreprises : financement et accompagnement, ressources humaines et culture d’entreprise, innovation et R&D, partenariats commerciaux, nouveaux modèles d’entreprises et opportunités et limites de la disruption. Fondés sur le bilan des expériences des participants, ces échanges ont permis de définir 81 recommandations destinées aux grandes entreprises, aux jeunes entreprises et aux pouvoirs publics. Ces propositions, qui concluent l’étude de RAISE et BAIN & COMPANY, seront présentées le 1er mars à 18h00 au Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique Emmanuel Macron et à un parterre de dirigeants de grandes entreprises et entrepreneurs réunis lors d’une conférence exceptionnelle au Collège de France, organisée avec l’aide de la Chaire EEE de l’ESCP Europe.

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Contacts Presse :

Charlotte Doyen, charlotte.doyen@raisefrance.com
Stéphanie Herrmann, stephanie.herrmann@bain.com
Florence Coupry, fcoupry@image7.fr
Charlotte Mouraret, cmouraret@image7.fr

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A propos de Raise

Fondé en 2013 par Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, RAISE est né de la volonté d’aider les entreprises de croissance en France. Il s’organise autour de deux entités complémentaires :

  • RAISE Investissement, une société de capital développement ciblant les ETI à fort potentiel de croissance
  • Le Fonds de dotation RAISE, une structure philanthropique dont l’objectif est de créer un écosystème dédié aux entreprises en plein développement, en accompagnant de façon opérationnelle les Jeunes Entreprises de Croissance et en construisant des ponts entre les grandes entreprises et les jeunes sociétés.
Ce Fonds de dotation est financé par un mécanisme unique reposant sur le don par l’équipe de RAISE Investissement de la moitié de son intéressement sur les plus-values réalisées.
www.raisefrance.com
@RAISE_France


A propos de Bain & Company

Bain & Company est le cabinet de conseil en stratégie et management reconnu par les dirigeants pour sa capacité à matérialiser des impacts et des résultats dans leurs organisations. Bain & Company conseille les entreprises sur leurs enjeux stratégiques de private equity, fusions & acquisitions, excellence opérationnelle, biens de consommation et distribution, marketing, transformation digitale, technologie et « advanced analytics ». Les associés et les équipes de Bain & Company co-développent des recommandations avec leurs clients et s’assurent que ces entreprises disposent des outils et compétences pour les mettre en œuvre afin de préserver les progrès et la valeur de cet investissement. Pour garantir l’alignement des intérêts du cabinet avec ses clients, Bain & Company n’hésite pas à indexer ses honoraires sur la performance constatée de ses interventions. Fondé en 1973, Bain & Company s’appuie sur 58 bureaux dans 37 pays pour accompagner les entreprises de tous les secteurs d’activité et sur tous leurs marchés.
Davantage d’informations sur notre site : www.bain.com/fr
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