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Press release

Rapport annuel mondial sur le Private Equity dans la Santé 2016

Rapport annuel mondial sur le Private Equity dans la Santé 2016

Malgré une chute de 20% de la valeur des deals liés à la santé entre 2015 et 2014, le 5ème rapport annuel de Bain & Company sur le private equity dans le secteur de la santé confirme que les opportunités restent nombreuses pour les investisseurs agiles et créatifs.

  • 20 avril 2016
  • min

Press release

Rapport annuel mondial sur le Private Equity dans la Santé 2016

2015 A ÉTÉ UNE ANNÉE SOLIDE, SOUTENUE PAR UNE FORTE ACTIVITÉ D'INVESTISSEMENTS DE PRIVATE EQUITY DANS LE SECTEUR DE LA SANTÉ ET UN NOMBRE RECORD DE SORTIES. LA VOLATILITÉ DU MARCHÉ DE CAPITAUX ET LES INQUIÉTUDES LIÉES A UNE POSSIBLE RÉCESSION ONT PESÉ SUR LES INVESTISSEURS A LA FIN DE L'ANNÉE


Malgré une chute de 20 pourcent de la valeur des deals liés à la santé entre 2015 et 2014, le cinquième rapport annuel de Bain & Company sur le private equity dans le secteur de la santé confirme que les opportunités restent nombreuses pour les investisseurs agiles et créatifs.


Paris, le 20 avril 2016 - La cinquième édition du rapport mondial de Bain & Company dédié au private equity et aux fusions-acquisitions dans le secteur de la santé a été publiée aujourd'hui. Selon le rapport, 2015 a été une « année de contradiction » pour les investisseurs de la santé. Prospère pour les acteurs de la santé, l’année fut marquée par des records de fusions-acquisitions et des investissements et sorties solides en private equity. Cependant, l'activité a été partiellement limitée en fin d’année par une concurrence forte, des valorisations importantes, la volatilité des marchés des capitaux ainsi que, dans de nombreuses régions, les inquiétudes liées à une possible récession. En conséquence, en fin d’année, la plupart des investisseurs se sont concentrés sur la consolidation de leurs portefeuilles en vue d’une année 2016 potentiellement difficile. Ils ont choisi de suivre les stratégies qui avaient fait leurs preuves par le passé, comme la recherche d’actifs avec de fortes positions concurrentielles dans leur catégorie et la prospection de partenariats avec d’autres entreprises.


Alors que le volume total des deals de private equity a augmenté de 6 pourcent, passant de 188 deals en 2014 à 199 en 2015, la valeur totale des deals a diminué d'environ 20 pourcent – de 29,6 milliards de dollars en 2014 à 23,1 milliards de dollars l'an dernier. Il est clair, cependant, que les fonds ont investi un capital significatif, puisque le nombre de deals d'une valeur supérieure ou égale à 1 milliard de dollars est passé de cinq en 2014 à huit en 2015. La somme des sorties, au nombre de 145, a augmenté de 8 pourcent par rapport à 2014, avec des transactions sponsor-à-sponsor et sponsor-à-entreprise qui ont compensé une baisse du nombre d'actifs sortis par OPA. L'année dernière a également établi un nouveau record dans les fusions-acquisitions dans le secteur de la santé avec une valeur totale 2,5 fois plus élevée en 2015 que la valeur de la transaction annuelle moyenne au cours de la décennie précédente, tirée par des tendances macroéconomiques plus générales et d’autres plus spécifiques au secteur de la santé.


« Les produits du secteur de la santé sont incontournables dans les portefeuilles des investisseurs du private equity car ils ont des éléments caractéristiques de base sains et qu’ils résistent bien aux aléas économiques, en particulier lorsque les investisseurs misent sur les actifs qui sont à l’abri de l'impact réglementaire », déclare Kara Murphy, associée et membre des pôles mondiaux santé et private equity de Bain, co-auteur rapport. « Nous prévoyons que si les périodes de turbulences se confirment, le secteur devrait accélérer sa croissance du fait de sa perception de valeurs refuges. Ceci engendrera une concurrence accrue pour les deals ainsi que de nombreuses opportunités pour les investisseurs du secteur du private equity qui sont prêts et disposés à faire preuve de créativité afin de clôturer des deals. »


Tendances sectorielles et géographiques


Le rapport met en évidence que les investissements dans le segment « fournisseurs de soins et services associés » ont représenté plus de la moitié de la valeur globale des transactions en 2015. Ils sont passés de 8,1 milliards de dollars en 2014 à 12,7 milliards l'an dernier, ce qui en fait le secteur le plus actif dans la santé. Le nombre de deals a légèrement augmenté pour atteindre 93. Comme de nouvelles technologies apparaissent pour diagnostiquer, surveiller et traiter les maladies chroniques, Bain prévoit une émergence de plus en plus d'opportunités d'investissement. D’autre part le morcellement actuel de la plupart des segments du secteur laisse place à une consolidation continue et des stratégies « buy-and-build ». Face à ces tendances de l'industrie et bien d’autres, Bain anticipe aussi une orientation des investisseurs à rechercher des opportunités à risque plus élevé dans l'industrie pharmaceutique, par exemple, ou à s’attaquer à des structures de transactions plus avancées, dans le but de toujours générer de meilleurs rendements dans un marché de plus en plus concurrentiel.


L'Asie-Pacifique a de nouveau enregistré une année record quant à la valeur des deals, soit une croissance d'environ 40 pourcent en 2015 stimulée par l’augmentation de la taille des transactions. L'Inde et la Chine sortent une fois de plus du lot, dépassant l'activité des marchés développés de la région, qui n’ont enregistré que quelques deals de taille moyenne.


L’Amérique du Nord et l'Europe ont continué d'attirer l'essentiel des investissements de private equity dans le secteur de la santé. L'Europe a accaparé la moitié des 10 deals les plus importants de l'année en raison de la consolidation continue des secteurs qui sont largement exploitables pour le private equity. Pourtant, la valeur des transactions dans les deux régions a diminué de 40 et 17 pourcent respectivement, puisque les deals les plus importants en 2015 étaient inférieurs à ceux de 2014.


« La France, à l’image de l’Europe a su maintenir un niveau d’investissement important grâce à la taille des deals. Parmi les dix deals les plus importants en 2015, deux d’entre eux sont français : le rachat de Labco par Cinven pour 1,3 milliards de dollars et celui de la Coopération Pharmaceutique Française par Charterhouse Capital Partners pour 800 millions de dollars », déclare Loic Plantevin, associé en charge du pôle santé chez Bain & Company France. « Les investisseurs européens, qui ont pour objectif de consolider le marché, ont recherché des segments à connotation plus ou moins santé ; laboratoires ainsi que services et produits associés sont à la pointe de ce mouvement. »


Maintenir le cap en 2016


« Le secteur de la santé a été, et restera, un élément important dans les portefeuilles des investisseurs du private equity » dit Nirad Jain, associé, membre des pôles mondiaux santé et private equity de Bain, et co-auteur du rapport. « Cependant, il ne fait aucun doute que les signaux macroéconomiques augurent un ralentissement mondial dans un futur proche qui semblerait coïncider avec la période de détention des investissements récents et à venir. La lueur d’espoir qui existe pour les investisseurs dans le secteur de la santé est que la plupart des stratégies ayant déjà fait leurs preuves par le passé s’avéreront à nouveau efficaces lors d’une récession. »


D’après Bain, le leadership par catégorie restera un avantage concurrentiel. Ceux qui favorisent la spécialisation versus la diversification dans une catégorie spécifique seront plus susceptibles de maintenir leurs positions, dans un contexte où leurs clients regroupent les fournisseurs afin de réduire les coûts. Ces leaders sont aussi plus à même d’avoir la force financière nécessaire pour investir en période de récession, renforçant même potentiellement leur position dominante en consolidant des acteurs plus faibles.


D’après Bain, le leadership par catégorie restera un avantage concurrentiel. Ceux qui favorisent la spécialisation versus la diversification dans une catégorie spécifique seront plus susceptibles de maintenir leurs positions, dans un contexte où leurs clients regroupent les fournisseurs afin de réduire les coûts. Ces leaders sont aussi plus à même d’avoir la force financière nécessaire pour investir en période de récession, renforçant même potentiellement leur position dominante en consolidant des acteurs plus faibles.


Les stratégies « buy & build » peuvent également rapporter en période de ralentissement, puisqu’une chute des prix peut débloquer des opportunités pour des ajouts. Des opérations de séparation d’activités complexes, qui sont adaptées aux acheteurs private equity, pourraient augmenter à mesure que les acheteurs tentent de rationaliser les opérations et de libérer des liquidités. De plus, l’appétit des entreprises pour les partenariats avec des sociétés de private equity pourra se développer, plus particulièrement là où les marchés de dette font défaut.


Alors que les investisseurs considèrent de nouveaux deals et consolident leurs portefeuilles existants pour se préparer au ralentissement, Bain leur recommande de se poser trois questions clés :

  • Quelle stratégie adopter pour faire face au ralentissement ? Les équipes dirigeantes doivent être prêtes à agir dans un monde où la consommation en santé devient de plus en plus sensible à l’évolution des prix, et être capables d’utiliser cette évolution à leur avantage.
  • Où trouver des opportunités d’amélioration de marge ? Les équipes dirigeantes doivent faire des choix délibérés sur leurs domaines d’intervention (segments de consommateurs, géographies) et leurs modes d’intervention (modèle de mise sur le marché, compétences dans lesquelles il faut exceller et celles pour lesquelles le niveau minimum doit être atteint). Ils doivent mettre de côté les activités qui dispersent l’attention et les ressources des fondamentaux de création de valeur de leur entreprise.
  • Quel chemin vers la sortie ? Pour certains fonds, il peut être prudent de vendre maintenant afin d’assurer un rendement solide et de libérer du capital à investir si leur valeur venait à baisser. Dans d’autres cas, sécuriser les sorties avec des partenaires privés peut être une option avantageuse. Et dans la plupart des cas, une stratégie « buy-and-hold » conjuguée avec un activisme de portefeuille important peut se révéler être le meilleur chemin vers des rendements plus significatifs.

« Comme le savent les investisseurs expérimentés, les turbulences créent des opportunités » dit Kara Murphy. « Les investisseurs dans le secteur de la santé d’aujourd’hui doivent sécuriser leurs actifs existants et rester agiles afin d’être prêts à saisir les opportunités intéressantes qui émergeront dans les années à venir. »


***

Pour obtenir une copie de l’intégralité de la cinquième édition du rapport mondial de Bain & Company sur le private equity dans le secteur de la santé ou pour programmer une interview avec Loïc Plantevin, veuillez contacter :

Bain & Company - Tél : 01 44 55 75 75
Stéphanie Herrmann, stephanie.herrmann@bain.com
Clotilde Bouthonnet, clotilde.bouthonnet@bain.com

Image 7 - Tél : 01 53 70 74 70 
Florence Coupry, fcoupry@image7.fr
Charlotte Mouraret, cmouraret@image7.fr

 

A propos de Bain & Company

Bain & Company est le cabinet de conseil en stratégie et management reconnu par les dirigeants pour sa capacité à matérialiser des impacts et des résultats dans leurs organisations. Bain & Company conseille les entreprises sur leurs enjeux stratégiques de private equity, fusions & acquisitions, excellence opérationnelle, biens de consommation et distribution, marketing, transformation digitale, technologie et « advanced analytics ». Les associés et les équipes de Bain & Company co-développent des recommandations avec leurs clients et s’assurent que ces entreprises disposent des outils et compétences pour les mettre en œuvre afin de préserver les progrès et la valeur de cet investissement. Pour garantir l’alignement des intérêts du cabinet avec ses clients, Bain & Company n’hésite pas à indexer ses honoraires sur la performance constatée de ses interventions. Fondé en 1973, Bain & Company s’appuie sur 58 bureaux dans 37 pays pour accompagner les entreprises de tous les secteurs d’activité et sur tous leurs marchés.
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