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Press release

Rapport annuel mondial du secteur du private equity 2016

Rapport annuel mondial du secteur du private equity 2016

Le secteur du Private Equity a encore affiche des signaux forts de bonne sante en 2015 mais reste neanmoins vulnerable.

  • 23 février 2016
  • min

Press release

Rapport annuel mondial du secteur du private equity 2016

LE SECTEUR DU PRIVATE EQUITY A ENCORE AFFICHE DES SIGNAUX FORTS DE BONNE SANTE EN 2015 MAIS RESTE NEANMOINS VULNERABLE, EN RAISON D’UNE CONCURRENCE INTENSE ET DE LA MENACE POTENTIELLE DE RECESSION


Dans la septième édition de son rapport mondial sur le secteur du Private Equity, Bain & Company encourage les fonds d’investissement à se préparer dès maintenant aux turbulences à venir en se focalisant sur les facteurs intrinsèques de différenciation et sur la création de valeur de leurs actifs en portefeuille.


Paris, le 23 février 2016 - L’année 2015, pour le secteur du Private Equity, s’est révélée être une année plus que solide malgré un ralentissement global de l’économie, une augmentation significative de la volatilité des marchés boursiers et une concurrence accrue qui ont conduit les multiples d’investissement vers de nouveaux sommets. Comme chaque année depuis 2010, les volumes de transactions ont gagné du terrain en 2015, ce qui conduit à un cycle de croissance relativement durable pour l’industrie toute entière. La valeur totale des transactions s’élève à 282 milliards de dollars, soit un montant un peu plus élevé qu’en 2014, ceci malgré une baisse de 14% du nombre d’opérations effectuées. Pourtant les fonds d’investissement font face à une pression intense, fruit d’une concurrence soutenue et de transactions et négociations impitoyables, qui les poussent d’autant plus à trouver des axes de différenciation. C’est ce que révèle aujourd’hui Bain & Company, conseil de référence des fonds de Private Equity dans les résultats de la nouvelle édition du baromètre annuel « Rapport mondial Private Equity 2016 ».


Au cours des 10 dernières années, le marché du Private Equity a fait face à une période de volatilité sensible, mais a démontré une résistance remarquable, notamment pendant la seconde partie de la décennie. En 2015, et pour la 5ème année consécutive, les souscripteurs (Limited Partners ou LPs) ont encore enregistré des flux de distribution supérieurs aux appels de fonds, générant un important flux de trésorerie net positif. Pour les managers (General Partners ou GPs), la prospection, le développement de thèses d’investissement claires et la création de valeur post-acquisition sont aujourd’hui plus importantes que jamais, et ils se doivent de constamment améliorer leur performance sur ces dimensions. L’année passée s’est également révélée très positive pour les levées de fonds – une des meilleures années depuis la crise financière mondiale.


« La dernière décennie a été spectaculaire pour le secteur du Private Equity mais comme nous l’avons maintes fois constaté, les meilleurs investisseurs doivent non seulement trouver les moyens de relever les défis structurels liés au marché, mais aussi de livrer des bénéfices pour leurs souscripteurs tout en gagnant le droit de continuer à investir dans la croissance future » déclare Hugh MacArthur, responsable du pôle mondial Private Equity de Bain. « Cette mentalité « à tout prix » va devenir d’autant plus essentielle en 2016, alors que les risques croissants d’une augmentation des taux d’intérêts sur certains marchés et d’une récession apparaissent comme des menaces plausibles. »


L’année 2015 du Private Equity en chiffres :


L’année dernière, les 175 milliards de dollars que les GPs ont engrangés pour les futurs investissements représentent une baisse de 11 % comparé aux montants collectés en 2014. Malgré cela, les GPs ayant levé de nouveaux fonds en 2015 l’ont fait dans l’un des meilleurs environnements depuis la dernière crise financière, et ceci même si les chiffres sont légèrement inférieurs à ceux de l’année précédente. Selon Bain, les firmes de Private Equity, historiquement dans le quartile supérieur en termes de performance, ont levé plus vite et ont levé des montants supérieurs que les années précédentes – 40 % des fonds ont été levés sur une période inférieure ou égale à 6 mois. En outre, en 2015, le pourcentage de fonds qui ont atteint ou dépassé leurs objectifs de levée a été le plus élevé depuis le boom de 2007. Les montants mis à disposition par les LPs ont été si importants que même les fonds du quatrième quartile sont parvenus à atteindre en moyenne leur objectif de levée en 2015. Néanmoins, les LPs sont toujours à la recherche de nouvelles stratégies d’investissement, notamment liées aux opportunités de co-investissement ou un recours plus massif au marché secondaire pour répondre à ces objectifs.


En 2015, l’analyse de l’activité au niveau régional montre une chute en Europe et en Asie mais une augmentation aux Etats-Unis, reflet de la solidité des fondamentaux économiques nord-américains. La valeur totale des deals à l'échelle mondiale représente 282 milliards de dollars - l'année la plus forte depuis la crise financière – le montant de capitaux non utilisés – ou poudre sèche*, a quant à lui atteint un quasi-record de 460 milliards de dollars. La valorisation des actifs, déjà élevée au début de l’année, 2015, a augmenté pour atteindre un multiple de 10,1 fois l'EBITDA aux États-Unis.


La valeur totale des sorties se situent juste en dessous du record de 456 milliards de dollars de 2014. Néanmoins, avec 422 milliards de dollars réalisés et 1 166 deals déclarés en fin d’année, les ventes d’actifs ne parviennent pas à atteindre leur pic historique. Les volumes de transactions réalisées ont été dynamiques dans l’ensemble des régions, portés par un marché américain en bonne santé où la valeur des sorties atteint les 223 milliards de dollars. Dans la zone Asie-Pacifique, les sorties s’élèvent à 85 milliard de dollars, en ligne avec la performance historique sur les 5 dernière années. Même en Europe, confrontée aux problèmes de dette souveraine et aux difficultés monétaire, les GPs ont réalisé 143 milliards de dollars via la vente d’actifs – une somme n’ayant été dépassée que 2 fois lors des 20 dernières années : en 2014 et en 2007 – pic du dernier cycle en Private Equity.


« Pourtant, l’environnement autour des transactions reste compliqué » déclare Jean-Marc Le Roux, responsable du pôle Private Equity de Bain en France, « les capitaux non-investis – ou poudre sèche – et le besoin d’investir ont accru la concurrence entre les fonds sur les nouveaux deals. En outre, les entreprises elles-mêmes mettent à profit une situation de taux d’intérêt relativement bas pour activer des opérations de Fusion/Acquisitions (M&A) et ainsi rivaliser avec les fonds de Private Equity. Cela contribue à faire flamber les prix. Résultat de cette intense concurrence, les multiples sont plus élevés que jamais aux Etats-Unis et presque aussi hauts en Europe, exacerbés par l’instabilité du marché de la dette - notamment en fin d’année – alors que les taux fluctuent davantage et que certains deals ne se sont pas conclus, faute de structuration financière. »


Bain prévoit que l'activité récente, bien inférieure à celle des sommets atteints entre 2005 et 2010, conduira à une baisse des sorties au cours des 5 prochaines années et à une moindre distribution auprès des LPs. Cette période de « normalisation » fait suite aux deux pics de transactions de 2006 et 2007, que le marché a fini par réaliser.


Dans les 10 à 20 prochaines années, le secteur doit plutôt s'attendre à un réajustement. Il est probable que les firmes qui se situent dans les troisièmes et quatrièmes quartiles auront plus de difficultés à lever des fonds. Le défi pour les fonds de Private Equity, notamment sur les marchés développés, sera de comprendre – avant d'acheter un actif – ce qu'ils peuvent en faire une fois en portfeuille, en particulier dans ce contexte de concurrence intense. S’ils ne sont pas en mesure de créer cette valeur sur un actif, les fonds ne réussiront probablement pas à obtenir un retour sur investissement minimum.


L’obligation de se différencier


Avec des conditions de levées de fonds favorables aujourd’hui mais amenées à ralentir sur les prochaines années, les GPs vont devoir montrer aux LPs qu’ils ont mis en place une stratégie de différenciation, qui leur permettra de réaliser des performances supérieures à la concurrence en termes de retours. Les LPs vont également revoir leurs priorités, nombre d’entre eux cherchant de plus en plus à concentrer leurs investissements auprès d’un plus petit nombre de fonds, parmi les plus performants. Plus que jamais, une stratégie claire et reconnue sera importante en vue de sécuriser les levées de fonds, dans la mesure où la loi de l’offre et la demande penchera à nouveau en faveur des LPs. Il existe plusieurs options pour y parvenir : Un certain nombre de fonds testent d’ailleurs de nouvelles voies, parfois prometteuses, qui sont amenées à devenir de plus en plus importantes dans le futur:

  • Certaines sociétés de gestion se focalisent sur des types de transactions bien maîtrisés de leur part (sweet spots), leur permettant de se concentrer ainsi sur les deals les plus en adéquation avec leurs compétences, leurs expertises fonctionnelles et leurs succès passés.
  • D’autres firmes développent des objectifs d’investissements sectoriels ou thématiques afin de capitaliser sur certaines tendances macro-économiques et ainsi développer un avantage compétitif en termes de cibles d’investissements. Elles mettent à profit leur connaissance approfondie de ces principales tendances pour identifier et évaluer les entreprises et secteurs qui auront une croissance rentable à long terme.
  • Enfin, plusieurs firmes mobilisent leurs talents et ressources pour développer des modèles reproductibles de création de valeur sur leurs sociétés en portefeuille. Elles adoptent des modèles de création de valeur qui reflètent leur philosophie unique et distinctive d’investissement tout en veillant à ce que ces méthodes d’optimisation de valeur soient cohérentes et focalisées.

Daphné Vattier, membre du pôle Private Equity à Paris, alerte d’ailleurs sur le fait que dans un contexte de prix et multiples obstinément hauts, associés à des objectifs de retours tout aussi élevés, cet aspect de répétabilité est appelé à jouer un rôle clé dans l’approche des gestion des actifs une fois en portefeuille. Ce sera une des seules manières de créer plus de valeur sur un actif donné, une fois la transaction effectuée.


« Il fut un temps où l’on pouvait prendre l’approche classique, réduire de 15 % les coûts et réaliser un retour raisonnable. » dit-elle. « Aujourd’hui, le besoin d’optimiser la valeur de l’actif est plus nécessaire que jamais – parfois même en allant jusqu’au besoin d’obtenir le rendement de l’année 5 en année 3 afin de réaliser des bénéfices attractifs. »


« Eprouver sa résistance aux tempêtes » ; l’antidote à une potentielle récession


Les entreprises de Private Equity doivent se préparer à la récession avant que celle-ci n’arrive. Les actifs en portefeuille acquis durant les 2 à 3 dernières années sont particulièrement vulnérables à l’instabilité économique actuelle. Achetés sur des multiples élevés et dans un contexte économique favorable, ces acquisitions ont fait l’objet de montages avec une optique de sortie rapide. Les GPs, qui devront gérer plus longtemps que prévu ces actifs, vont devoir anticiper et protéger ces sociétés d’un potentiel ralentissement économique, tout en optimisant leur capacité à profiter d’un retour à la croissance si la situation s’améliore.


« Charge aux GPs d’être plus performants que leurs concurrents. » affirme Jérôme Brunet, membre du pôle Private Equity à Paris « Cela met l’accent sur le besoin accru d’une stratégie claire et efficace pour les sociétés en portefeuille. Vous ne pouvez pas attendre que cela arrive pour mettre en place une stratégie. Vous devez la penser et la mettre en place proactivement, c’est-à-dire maintenant. »


* Poudre sèche / Dry Powder : terme d’anglais financier désignant des fonds levés non encore remboursés ou à investir dans des actifs rapidement. Ce terme vient de l’importance de conserver de la poudre (à canon) sèche, au milieu d’une bataille, dès le XVIe siècle.


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Pour obtenir une copie de l’intégralité de la septième édition du rapport mondial de Bain & Company ou pour programmer une interview avec Jean-Marc Le Roux, Daphné Vattier ou Jérôme Brunet, veuillez contacter :

Bain & Company - Tél : 01 44 55 75 75
Stéphanie Herrmann, stephanie.herrmann@bain.com
Véronique Sonnet, veronique.sonnet@bain.com

Image 7 - Tél : 01 53 70 74 70 
Florence Coupry, fcoupry@image7.fr
Charlotte Mouraret, cmouraret@image7.fr

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A propos de l’expertise de Bain & Company en Private Equity

Bain & Company est le leader du conseil aux fonds d’investissement. L’activité de Bain & Company en Private Equity a plus que décuplé depuis 1997 et représente un quart de son activité totale. Bain s’appuie sur une équipe spécialisée de plus de mille professionnels dans le monde. Le pôle Private Equity de Bain & Company est plus de trois fois plus gros en taille que celui de ses principaux concurrents. Au-delà des fonds de LBOs, Bain travaille avec des fonds de différents types : opérations de LBO, infrastructures, immobilier, de dette et des hedge funds. Il travaille également avec de nombreux investisseurs de poids tels que les fonds souverains, les fonds de pension, les institutions financières et les family offices. Pour répondre aux besoins de nos clients, nos services offrent outre les due diligences, la génération d’opérations, le support post-acquisition, le processus de création de valeur, les processus de sortie ainsi que les stratégies opérationnelles et stratégies de portefeuille.

A propos de Bain & Company

Bain & Company est le cabinet de conseil en stratégie et management reconnu par les dirigeants pour sa capacité à matérialiser des impacts et des résultats dans leurs organisations. Bain & Company conseille les entreprises sur leurs enjeux stratégiques de private equity, fusions & acquisitions, excellence opérationnelle, biens de consommation et distribution, marketing, transformation digitale, technologie et « advanced analytics ». Les associés et les équipes de Bain & Company co-développent des recommandations avec leurs clients et s’assurent que ces entreprises disposent des outils et compétences pour les mettre en œuvre afin de préserver les progrès et la valeur de cet investissement. Pour garantir l’alignement des intérêts du cabinet avec ses clients, Bain & Company n’hésite pas à indexer ses honoraires sur la performance constatée de ses interventions. Fondé en 1973, Bain & Company s’appuie sur 58 bureaux dans 37 pays pour accompagner les entreprises de tous les secteurs d’activité et sur tous leurs marchés.
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