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Press release

Les outils et tendances de management 2013, étude mondiale Bain & Company

Les outils et tendances de management 2013, étude mondiale Bain & Company

Selon l'étude mondiale du cabinet de conseil Bain & Company, beaucoup de dirigeants français privilégient les réductions de coûts, à l'innovation.

  • 30 septembre 2013
  • min

Press release

Les outils et tendances de management 2013, étude mondiale Bain & Company

LES OUTILS ET TENDANCES DE MANAGEMENT ETUDE MONDIALE BAIN & COMPANY

Face à une crise qui dure, beaucoup de dirigeants français adoptent des positions résolument défensives, privilégiant l’impact à court terme, le pilotage financier et les réductions de coûts, à l’innovation ou au développement de nouveaux marchés. Ceci traduit une faible confiance dans l’avenir, selon Bain & Company

Paris, le 30 septembre 2013 – Les dirigeants de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) sont inquiets sur leur capacité à résister au ralentissement économique, selon l’étude mondiale Bain & Company sur « Les outils et tendances de management 2013 ».

Cette étude, qui fête ses 20 ans d’existence, intègre les résultats de 70 pays et 13 000 répondants dont plus de 120 répondants en France. Bain interroge des dirigeants d’entreprises de différentes tailles et de différents secteurs sur le niveau d’utilisation et de satisfaction des 25 principaux outils de management. Le questionnaire inclut également des questions d’actualité qui permettent de mieux connaître les défis et les priorités stratégiques de ces dirigeants.

Face à une crise qui dure, les dirigeants français se recentrent sur l’essentiel. Le choix des outils utilisés (programmes de conduite du changement, de réduction de coût, ou de pilotage financier) le démontre : ils sont dans des logiques de transformation pour résister à la crise. Leur faible confiance dans l’avenir se lit à travers la priorité donnée aux outils de management les plus orientés sur la restauration de la compétitivité à court terme.

Une baisse continue du nombre d’outils utilisés par les entreprises

En 2013, Bain observe une baisse de l’utilisation du nombre d’outils de management confirmant une tendance observée sur les six dernières années. La moyenne mondiale d’outils utilisés par les dirigeants est tombée à 7,4 outils (contre plus de 15 en 2006) et à 6,4 pour la France (contre 14, en 2006). L’étude montre que les plus grandes entreprises utilisent davantage d’outils.

« Nous avons observé une baisse dans le nombre d’outils utilisés par les entreprises de la zone EMEA, surtout dans les petites et moyennes entreprises. » note Fabien Delon, associé de Bain & Company et responsable de l’étude pour la France. « Nous interprétons cela comme un signe de maturation du marché et de plus grande sélectivité dans un contexte de crise. Les entreprises sont plus rigoureuses et focalisées, elles choisissent les outils de management qui sont les plus en ligne avec leurs objectifs stratégiques ».

Le choix d’outils varie selon les régions. En Amérique du Nord, l’outil le plus utilisé est l’enquête sur l’engagement des salariés (Employee Engagement Survey) tandis que dans la région EMEA les dirigeants privilégient le tableau de bord général (Balanced Scorecard). Les entreprises en Amérique Latine utilisent une combinaison différente d’outils comme la reconfiguration des processus (Business Process Reengineering) ou le Big Data (l’analyse des masses de données ), outils moins populaires dans les autres zones. L’Asie-Pacifique, pour sa part, plébiscite la qualité totale (Total Quality Management). Selon Fabien Delon, associé de Bain, « ces préoccupations différentes des dirigeants par grandes géographies reflètent des enjeux de management distincts, la bataille pour les talents aux Etats-Unis qui redémarrent et jouent la carte de l’innovation, la gestion d’une crise qui dure en Europe, la nécessité de maintenir leur avance industrielle dans les pays émergents producteurs de biens industriels ».

Les cinq outils les plus utilisés par les entreprises de la zone EMEA sont le tableau de bord général (Balanced Scorecard), l’analyse comparative (Benchmarking), la gestion de la relation client (Customer Relationship Management), le programme de conduite du changement (Change Management Program) et l’externalisation (Outsourcing). Ces outils sont également au palmarès des dirigeants français. La France ajoute un sixième outil : les compétences clés (Core Competencies), utilisées par un dirigeant sur trois et qui indique le besoin de retrouver des axes de différenciation face à une compétitivité ébranlée. En France, le programme de conduite du changement et le tableau de bord général sont les outils ayant les taux d’utilisation les plus élevés avec 42% et 41% respectivement. Les outils les moins utilisés par les dirigeants français sont la planification stratégique (Strategic Planning), les enquêtes sur l’engagement des salariés et la mission/vision d’entreprise (Mission and Vision Statements). « Beaucoup d’entreprises françaises luttent pour leur survie, la priorité est donnée au court terme, moins à la reformulation d’une ambition collective à moyen/long terme » indique Fabien Delon.

En 2013, un taux de satisfaction des outils en léger recul

Le taux de satisfaction de l’ensemble des outils est en léger recul avec une note de 3,83 sur 5 en 2013 contre 3,87 en 2010. Les outils les plus satisfaisants pour les entreprises françaises sont, dans l’ordre, l’innovation ouverte (Open Innovation), la segmentation de la clientèle (Customer Segmentation) et la planification stratégique, pourtant moins fréquemment utilisée.

Dans la zone EMEA, le programme de conduite du changement est le seul outil qui obtient des scores au-dessus de la moyenne en termes de taux d’utilisation et de satisfaction.

« C’est un outil qui prend de l’importance auprès des dirigeants d’entreprise : la manière dont le changement est planifié et conduit dans une entreprise est aussi importante que le contenu du changement lui-même. » précise Fabien Delon. « Le fort taux de satisfaction de l’outil indique les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la gestion du changement en France, dans l’environnement économique difficile que nous traversons actuellement. »

Les compétences clés (Core competencies) sont aussi un outil qui obtient un taux de satisfaction au-dessus de la moyenne. En revanche, la réduction des effectifs (Downsizing) et l’externalisation ont des taux de satisfaction en deçà de la moyenne.

« Les dirigeants sont plus stratégiques dans le processus de sélection des outils. », explique Darrel Rigby, associé de Bain & Company et fondateur de l’étude. « Nos 20 années de recherche dans les outils de management sont une source d’information précieuse pour les dirigeants qui souhaitent comprendre les tendances d’utilisation et de satisfaction des outils car souvent ils veulent un retour sur investissement. Notre étude rappelle la nécessité pour les dirigeants de maintenir des stratégies soutenables en choisissant les outils les mieux adaptés à leurs besoins. »

Ce qui préoccupe les dirigeants d’entreprise en 2013, en Europe et en France

Les préoccupations des dirigeants de la zone EMEA les distinguent de leurs homologues américains et asiatiques. Les principales différences sont :

  • Ils se considèrent moins forts en innovation
  • Peu d’entre eux ont l’impression que leurs décisions managériales favorisent les résultats à long terme plutôt que des gains à court terme
  • Seulement la moitié des dirigeants déclare qu’au cours des trois prochaines années, ils se concentreront davantage sur l’augmentation de revenus que sur la réduction de coûts
  • Seulement quatre dirigeants sur dix disent que les conditions économiques s’améliorent dans leur secteur
  • Comme leurs homologues américains, les dirigeants EMEA sentent que les consommateurs sont moins fidèles qu’ils ne l’étaient auparavant.

« Les dirigeants EMEA sont encore en train de gérer les turbulences. Ils sont confrontés à l’austérité et l’incertitude » souligne Darrel Rigby, associé de Bain & Company et fondateur de l’étude.

L’étude fait également ressortir des différences de perception entre les pays Européens. Les dirigeants français se sentent en particulier sous tension sur différents fronts.

Ainsi, ils sont d’accord avec les assertions suivantes : 

  • Une trop grande complexité provoque l’augmentation de nos coûts et affecte notre croissance (78% des dirigeants français sont d’accord) 
  • La modification des habitudes de travail des nouvelles générations nous obligent à changer notre culture et nos modes de fonctionnement (72% des dirigeants français sont d’accord) 
  • La connaissance insuffisante de nos clients nuit à notre performance (67% des dirigeants français sont d’accord) 
  • Nos systèmes d’information actuels sont un obstacle à une croissance rentable (57% des dirigeants français sont d’accord) 
  • Je suis très inquiet sur les conséquences qu’une attaque informatique pourrait avoir sur notre entreprise (55% des dirigeants français sont d’accord)

En revanche, les dirigeants allemands semblent plus confiants en l’avenir : 

  • Seulement trois sur dix se disent inquiets sur leur capacité à atteindre leurs objectifs de chiffre d’affaires en 2013 
  • Trois sur quatre pensent que leur entreprise est forte en innovation 
  • Moins de la moitié ressent le besoin de s’adapter aux plus jeunes générations 
  • Sept sur dix sentent que leurs décisions managériales favorisent les résultats à long terme plutôt que des gains à court terme 
  • Ils sont moins inquiets sur la capacité de leurs systèmes d’information que leurs homologues en Amérique Latine et en Asie

A l’heure du bilan pour l’année 2012, les dirigeants français et allemands étaient, en moyenne, plus satisfaits des résultats financiers de leurs entreprises que ceux du reste de la zone EMEA. En effet, 75% des français sont satisfaits des résultats financiers (74% en Allemagne) et 63% du capital client (68% en Allemagne).

Lorsqu’ils sont interrogés sur leurs priorités pour les 3 années à venir, les dirigeants français, comme les dirigeants EMEA et allemands, estiment spontanément que leurs deux priorités principales sont l’augmentation du chiffre d’affaires et la réduction des coûts. Les résultats diffèrent pour la troisième priorité où les dirigeants français citent l’amélioration de la productivité, priorité faiblement citées par les dirigeants EMEA et allemands, qui préfèrent accorder la troisième place à la rentabilité. La priorité la moins citée par les dirigeants français est l’augmentation de la part de marché, qui obtient des scores plus élevés en Allemagne.

« La nécessaire augmentation des investissements dans les technologies de l’information, la santé, les impôts, le développement durable, les prix et la différentiation produit est une source considérable de préoccupations pour les dirigeants du monde entier. S’ils veulent atteindre leurs objectifs de résultats, ils se doivent d’être créatifs dans les moyens d’augmenter le chiffre d’affaires tout en limitant les coûts. L’utilisation stratégique des bons outils de management est un facteur décisif pour y parvenir. », déclare Darrel Rigby.

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A propos de Bain & Company

Bain & Company est le cabinet de conseil en stratégie et management reconnu par les dirigeants pour sa capacité à matérialiser des impacts et des résultats dans leurs organisations. Bain & Company conseille les entreprises sur leurs enjeux stratégiques de private equity, fusions & acquisitions, excellence opérationnelle, biens de consommation et distribution, marketing, transformation digitale, technologie et « advanced analytics ». Les associés et les équipes de Bain & Company co-développent des recommandations avec leurs clients et s’assurent que ces entreprises disposent des outils et compétences pour les mettre en œuvre afin de préserver les progrès et la valeur de cet investissement. Pour garantir l’alignement des intérêts du cabinet avec ses clients, Bain & Company n’hésite pas à indexer ses honoraires sur la performance constatée de ses interventions. Fondé en 1973, Bain & Company s’appuie sur 58 bureaux dans 37 pays pour accompagner les entreprises de tous les secteurs d’activité et sur tous leurs marchés.
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