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Communiqué de presse

Rapport annuel mondial du secteur du private equity 2018

Rapport annuel mondial du secteur du private equity 2018

Les mega-transactions pourraient contribuer à réduire le déséquilibre entre l’offre et la demande (« capital overhang »)

  • 26 février 2018
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Communiqué de presse

Rapport annuel mondial du secteur du private equity 2018

2017 A ETE UNE BONNE ANNEE POUR LE PRIVATE EQUITY, TOUT EN ACCENTUANT LES ENJEUX FONDAMENTAUX DU SECTEUR


Le neuvième rapport annuel de Bain & Company sur le Private Equity montre que les mega-transactions pourraient contribuer à réduire le déséquilibre entre l’offre et la demande (« capital overhang »)


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Paris, le 26 février 2018 - 2017 a été une nouvelle très bonne année pour le marché mondial du ‘Private Equity’ (PE), avec une progression notable de la valeur des acquisitions et des cessions. 2017 conclut le meilleur ‘quinquennat’ de levée de fonds de l’histoire du PE, les ‘limited partners’ (LP) ont continué à investir dans ce qui constitue pour eux la classe d’actif la plus performante. Cet enthousiasme renouvelé a conduit à la levée des plus grands fonds de l’histoire du buy-out dans chacune des 3 grandes régions (Amérique du Nord, Europe et Asie). Ce vote de confiance des LP a cependant augmenté la pression sur les investisseurs (GP) dans le contexte d’une plus forte volatilité de marchés.

Telles sont les conclusions de Bain & Company, le leader mondial du conseil aux investisseurs du PE dans son 9ème rapport mondial, présenté aujourd’hui à SuperReturn International.

« L’enthousiasme des investisseurs pour le Private Equity continue et crée une surabondance de fonds à investir : c’est à la fois une bénédiction et une malédiction. » selon Jean-Marc Le Roux, responsable France du pôle Private Equity pour Bain & Company. « Les fonds ont beaucoup d’argent à investir, mais la concurrence est très dure. Les prix étant très élevés, il est de plus en plus important de réaliser de parfaites due diligences. »

Dans son analyse du marché, Bain & Company montre l’abondance des fonds qui ont été alloués à la classe d’actif PE en 2017 : avec plus de 700 milliards de dollars levés en 2017, le secteur a presque égalé le record de 2016. Les fonds de buy-out ont de nouveau été les plus grands bénéficiaires avec plus de 300 milliards de dollars - une progression vertigineuse de 27% par rapport à 2016. Les méga-fonds (plus de 5 milliards) ont à nouveau bénéficié de cette vague : les 10 plus grands fonds clos en 2017 ont tous dépassé leurs objectifs, et auraient tous pu lever encore plus d’argent.

En revanche, l’incapacité structurelle du secteur à investir à la même vitesse qu’il collecte les fonds a conduit à un nouveau record de ‘poudre sèche’ (l’argent disponible pour l’investissement). Fin 2017, le ‘dry powder’ représentait 633 milliards de dollars de capitaux non appelés, dont 286 milliards dans les méga-fonds. Le dry-powder a donc cru à un rythme de 12% par an sur les 5 dernières années.

Il faudra donc aller chercher des transactions toujours plus grosses pour répondre au défi du ‘capital overhang’. Et ce ne sont pas les actifs qui manquent : en 2017, plus de 38 000 entreprises ont changé de mains au niveau mondial, pour un marché total des fusions-acquisitions estimé à environ 3,3 trilliards de dollars. Mais les fonds de Private Equity n’ont emporté que 8% du volume et 13% de la valeur de ce marché. Pour les acteurs du PE, l’opportunité la plus évidente pour investir plus est d’augmenter leur part du marché mondial des fusions-acquisitions en faisant plus de transactions de grande échelle.

« Le déséquilibre structurel entre l’offre et la demande est le plus grand défi du secteur, il est lié à la très forte concurrence sur les transactions, ce qui pousse à la hausse les valorisations » a expliqué Jean-Marc Le Roux. « Ce challenge - qui pourrait être aggravé par une éventuelle crise économique - va donc obliger les fonds de PE à créer de la valeur dans leurs sociétés de portefeuille de façon organique, au travers d’un meilleur leadership et d’une meilleure exécution – au risque de livrer des performances dégradées. Nous devrions observer une augmentation de transaction de type M&A, à la fois des ‘buy-and-build’ et de très grosses opérations. »

En matière d’investissement, les GP sont confrontés à plusieurs problèmes : des multiples très élevés, une concurrence acharnée et une forte incertitude économique qui complique les valorisations. Dans leurs récentes analyses, Cambridge Associates montrent que la moitié des transactions se réalisent à plus de 11x EBITDA. Cette situation force les GP à être plus sélectifs, à renoncer plus rapidement à certaines opportunités. Et la poudre sèche continue de s’accumuler, augmentant la pression sur les GP à investir.

Assez logiquement, ces conditions qui compliquent l’investissement ont été très favorables pour les cessions en 2017. La valeur totale des sorties s’est élevée à 366 milliards de dollars, faisant de 2017 la troisième meilleure année de l’histoire, tandis que le volume de transaction progressait de 3%. Chacune des trois voies de sorties – cessions à des industriels, LBO secondaires et sorties en bourses - a progressé à la fois en volume et en valeur au niveau mondial.

En dépit des conditions de sortie très favorables, les données montrent que les firmes de PE ont travaillé plus et plus longtemps pour créer de la valeur. Dans l’édition 2017 du rapport de Bain & Company, on observe que la durée médiane de détention d’une société de portefeuille est désormais de 5 ans, à comparer avec une médiane inférieure à 4 ans durant la période précédant la crise financière mondiale. Pendant cette période, environ 40% de tous les ‘buy-outs’ se débouclaient en moins de 3 ans. Ces aller-et-retours rapides (‘quick flips’) sont en net retrait et ne représentent plus que 20% des situations, et ceci devrait rester vrai pendant un certain temps.

Dans leur pratique de conseil aux firmes de PE et à leurs sociétés de portefeuille, les équipes de Bain & Company ont identifié 3 nouvelles tendances chez les meilleures firmes, visant à développer des compétences permettant de prospérer dans un environnement de plus en plus difficile :

  • Tout d’abord, elles développent leurs propres capacités à évaluer les compétences managériales, à déterminer la bonne équipe très tôt, et à distribuer les rôles aux meilleurs profils, du COMEX jusqu’à la ligne opérationnelle.
  • Par ailleurs, reconnaissant l’importance de développer la croissance, elles aident leurs sociétés de portefeuille à construire des compétences de classe mondiale, en lançant un mélange d’initiatives pour mieux segmenter la base de clients, pour augmenter l’efficacité de la force de vente, pour activer les opportunités liées au pricing. Bain & Company observe qu’un programme d’« Excellence Commerciale » peut faire augmenter la marge d’EBITDA de 15 points.
  • Enfin, elles apprennent à discerner dans le buzz du digital les technologies qui peuvent transformer le processus de ‘due diligence’ et aider les sociétés de portefeuille à créer de la valeur.

Les firmes qui maitrisent ces compétences livreront probablement de meilleurs résultats que la moyenne, ce qui devient de plus en plus difficile, année après année.

Chiffres clés pour le marché du Private Equity en 2017

  • Augmentation de la valeur des transactions en croissance de 19%, atteignant 440 milliards de dollars en 2017, suite à l’augmentation de la valeur moyenne des transactions et un flot important de retraits de cote.
  • Nombre de transaction en ‘buy-out’ stable sur 2016-17 (3,077 transactions vs. 3,091 en 2014, +2% vs. 2016). Pour la première fois, Bain & Company inclut les transactions ‘add-on’ qui représentent désormais la moitié des volumes.
  • Capital non investi (‘dry powder’) à 516 milliards de dollars début 2017.
  • Sorties de LBO à 366 milliards de dollars, troisième meilleure année de l’histoire, mais des volumes en faible croissance à 3% vs. 2016.
  • Durée de détention stable à 5 ans (médiane). Les recapitalisations suivies de versement de dividendes (‘dividend recaps’) ont continué à être largement utilize pour dé-risquer le capital plus rapidement.
  • Forte croissance des levées de fonds ‘buyout’ à +27% vs. 2016 (301 milliards de dollars).

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Pour obtenir une copie de l’intégralité de la neuvième édition du rapport mondial de Bain & Company ou pour programmer une interview avec Jean-Marc Le Roux, Daphné Vattier ou Jérôme Brunet, veuillez contacter :

Bain & Company - Tél : 01 44 55 75 75
Véronique Sonnet, veronique.sonnet@bain.com
Stéphanie Herrmann, stephanie.herrmann@bain.com

Image 7 - Tél : 01 53 70 74 70 
Florence Coupry, fcoupry@image7.fr
Charlotte Mouraret, cmouraret@image7.fr

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A propos de l’expertise de Bain & Company en Private Equity

Bain & Company est le leader du conseil aux fonds d’investissement. L’activité de Bain & Company en Private Equity a plus que décuplé depuis 1997 et représente un quart de son activité totale. Bain s’appuie sur une équipe spécialisée de plus de mille professionnels dans le monde. Le pôle Private Equity de Bain & Company est plus de trois fois plus gros en taille que celui de ses principaux concurrents. Au-delà des fonds de LBOs, Bain travaille avec des fonds de différents types : opérations de LBO, infrastructures, immobilier, de dette et des hedge funds. Il travaille également avec de nombreux investisseurs de poids tels que les fonds souverains, les fonds de pension, les institutions financières et les family offices. Pour répondre aux besoins de nos clients, nos services offrent outre les due diligences, la génération d’opérations, le support post-acquisition, le processus de création de valeur, les processus de sortie ainsi que les stratégies opérationnelles et stratégies de portefeuille.

À propos de Bain & Company

Bain & Company est le cabinet de conseil international qui accompagne les dirigeants ambitieux pour transformer leurs entreprises en pionnières du monde de demain.  

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À travers notre engagement d’investir plus d’un milliard de dollars sur 10 ans dans des activités bénévoles, nous mobilisons nos talents, ressources et expertises auprès d’associations et organismes à but non lucratif pour répondre aux défis urgents qui s’imposent en matière d’éducation, d’équité raciale et sociale et de développement économique et environnemental.   

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